A Cuba aussi, des passionnés entretiennent le mythe Harley-Davidson

AFP - - LaLibre - 13/02
Carlos Pupo Sablon, un Cubain de 34 ans, n'a pas ménagé sa peine: il s'est levé à 4H du matin, a fait 13 heures de moto pour parcourir

Carlos Pupo Sablon, un Cubain de 34 ans, n'a pas ménagé sa peine: il s'est levé à 4H du matin, a fait 13 heures de moto pour parcourir 660 km, et malgré les difficultés pour trouver de l'essence en chemin, il a finalement retrouvé ses camarades mordus de Harley-Davidson.

A Cuba, il n'y a pas que les vieilles berlines qui font remonter le temps: environ 200 Harley-Davidson, dont beaucoup d'anciennes, pétaradent sur l'île, réparées, transformées, bichonnées par des passionnés.

Une fois l'an, depuis maintenant une dizaine d'années, ces derniers se retrouvent pour un long week-end à Varadero, station balnéaire à 145 km à l'est de La Havane, pour "partager la passion" comme l'explique un des organisateurs, Raul Brito, 60 ans, heureux propriétaire d'une Harley de 1960, le "dernier modèle entré sur l'île" après la révolution de 1959.

Jusqu'à cette date, les Harley-Davidson, la plus mythique des motos américaines, se comptaient en quelques milliers sur l'île, où même la police en était équipée. Puis la stigmatisation de tout ce qui venait des Etats-Unis dans les premières années du pouvoir communiste les ont jetées dans l'ombre, mais sans jamais pouvoir éteindre la flamme des amateurs.

Antonio Ramirez, 60 ans, un ancien chauffeur de taxi ...
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