Retraites : Elisabeth Borne a appelé plusieurs leaders syndicaux ce week-end

LCI - 13/02
[VIDÉO] - La Première ministre s'est entretenue avec les leaders de plusieurs organisations syndicales ce week-end. Ces derniers lui ont rappelé leur volonté d'être entendus, et de prendre la mesure de la contestation nationale contre la réforme des retraites.

La Première ministre s'est entretenue avec les leaders de plusieurs organisations syndicales ce week-end.
Ces derniers lui ont rappelé leur volonté d'être entendus, et de prendre la mesure de la contestation nationale contre la réforme des retraites.

Des appels "de courtoisie". La Première ministre Elisabeth Borne s'est entretenue ce week-end avec plusieurs leaders syndicaux, en plein mouvement de contestation national contre la réforme des retraites portée par le gouvernement, a appris TF1/LCI.

La Première ministre a notamment appelé le secrétaire de la CFDT Laurent Berger, ainsi que Philippe Martinez (CGT), appelé en dernier. "Elle m'a appelé hier soir", a-t-il confirmé ce lundi matin, à la matinale de BFMTV. "C'était plus un appel de courtoisie", a-t-il déclaré, "je pense, que comme on a souvent répété avec mes homologues, qu'on avait pas de nouvelles du gouvernement, elle a dû se dire qu'il fallait qu'elle nous appelle pour éviter de laisser penser qu'on met de côté les organisations syndicales et les mobilisations". 

Évoquant un entretien de "pure forme", le leader de la CGT a assuré que "le gouvernement et le président de la République ne prennent pas la mesure de ce qui se passe dans le pays, je me suis permis de lui rappeler". 

Dimanche, le numéro 1 de Force ouvrière, Frédéric Souillot, a confirmé avoir également reçu un appel d'Elisabeth Borne. "C'était avant notre intersyndicale (samedi, ndlr), elle avait compris qu'on allait durcir le ton", a-t-il expliqué sur la chaîne d'informations en continu. "Rien de nouveau, je lui ai redit notre profond désaccord avec l'âge de départ à la retraite à 64 ans et notre volonté d'être écoutés", a indiqué pour sa part Laurent Berger, interrogé par l'Agence France-Presse. 

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Les syndicats ont d'ores et déjà prévu de hausser de ton : après un cinquième acte le 16 février, l'intersyndicale a appelé à "mettre la France à l'arrêt" le 7 mars prochain, si le gouvernement ne retirait pas sa réforme. 

Si, de l'aveu de Laurent Berger, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI dimanche, les "modalités" ne sont pas encore arrêtées pour le 7, elles varient entre les deux locomotives syndicales du mouvement : la CGT privilégiant des grèves reconductibles, la CFDT évoquant des opérations villes mortes.

F.R

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