Le bilan continue de s’alourdir après le séisme qui a frappé le 6 février la Turquie et la Syrie. Selon les communiqués officiels, on s’approche inexorablement d’un total d’au moins 30 000 victimes dans les deux pays. En visite, samedi 11 février à Kahramanmaras (Turquie), le chef de l’agence humanitaire des Nations Unies, Martin Griffiths, expliquait même à la chaîne Sky News que le bilan pourrait « doubler ».
Dans le nord-ouest de la Syrie, le séisme a frappé des régions qui échappent encore au pouvoir de Bachar Al-Assad et viennent de traverser douze années de guerre, de bombardements et de destructions. Les infrastructures y étaient déjà dévastées avant même que le cataclysme ne se produise.
Le système de santé dépend entièrement d’une aide internationale, qui a baissé au moins de moitié depuis fin 2021. Le manque de personnel, la pénurie de médicaments et d’équipements ont poussé les hôpitaux et les centres de santé à réduire leurs services.
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