Vendredi 10 février, Volodymyr Zelensky effectuait son retour en Ukraine après une tournée européenne où il aura rencontré Emmanuel Macron ainsi qu'Olaf Scholz à Paris et tous les dignitaires européens à Bruxelles. Un voyage lourd de sens, le deuxième hors d'Ukraine depuis le début du conflit, toujours dans la perspective d'obtenir davantage d'armes de la part de ses alliés. Dans le même temps, la Russie, comme à la fin du mois de janvier, a bombardé plusieurs infrastructures énergétiques à travers le pays et continue d'avancer à l'Est.
Une attaque "massive" avec des dizaines de missiles contre des sites énergétiques en Ukraine, selon Kiev, qui affirme que deux projectiles ont traversé l'espace aérien de la Roumanie et donc de l'Otan, ce que Bucarest dément. "L'Ukraine a perdu temporairement 44% de ses capacités de génération d'énergie nucléaire, 75% des capacités de ses centrales thermiques et 33% de celles de ses centrales de cogénération", a détaillé vendredi le Premier ministre ukrainien, Denys Chmygal. "La grande majorité des Ukrainiens ont toujours accès au chauffage, à l'eau et l'électricité (...) il y a assez de ressources pour passer l'hiver", a-t-il ajouté.
Cette nouvelle salve de missiles russes contre l'Ukraine intervient après une tournée européenne de M. Zelensky qui, à Londres, Paris et Bruxelles, a exhorté ses alliés à fournir des missiles de longue portée et des avions de chasse, ce que ni les Européens ni les Américains n'ont à ce stade accepté, de crainte d'une escalade avec Moscou. Kiev dit depuis plusieurs jours s'attendre à une offensive importante de l'armée russe, qui a accru la pression le long de la ligne de front dans l'Est, où ses forces grignotent du terrain.
Selon le ministère de l'Énergie, des sites énergétiques ont été touchés dans six régions d'Ukraine, avec une situation particulièrement "difficile" dans celles de Zaporijia (sud), Kharkiv (nord-est), en plus de Khmelnytskyï (ouest).
Les forces russes ont consolidé leurs positions au nord de Bakhmout, coupant une importante voie d'approvisionnement ukrainienne, et à Vougledar, où elles sont à l'offensive, a annoncé vendredi un responsable de l'occupation russe. Les troupes de Moscou poursuivent donc leur tentative d'encercler par le nord, le sud et l'est cette ville forteresse qu'elles cherchent à prendre depuis l'été au prix de lourdes pertes dans les deux camps et de grandes destructions. "De fait, nous avons coupé trois des quatre routes d'approvisionnement" de l'armée ukrainienne à Bakhmout, a affirmé M. Pouchiline.
Selon lui, la seule voie restante est celle menant à Tchassiv Iar, plus à l'ouest. Selon lui, des unités russes ont aussi "consolidé leurs positions dans la partie sud de Vougledar, de facto sa banlieue", les Ukrainiens "continuant de transférer des réserves" pour les stopper. Vougledar est un autre point chaud du front dans l'est, où les Russes ont accru la pression ces dernières semaines et grignotent du terrain face à l'armée ukrainienne. M. Pouchiline a assuré que les troupes ukrainiennes procédaient en réponse à des frappes sur les villes de l'arrière approvisionnant les soldats russes. "Là où l'ennemi peut endommager les infrastructures essentielles et civiles, il le fait", a-t-il dit.
La Russie va diminuer en mars sa production de pétrole en réponse aux sanctions décidées contre son brut, a annoncé vendredi ...
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