Tweet polémique sur Olivier Dussopt : l'Assemblée s'embrase et pourrait sanctionner le député LFI

LCI - 10/02
[VIDÉO] - Le refus de l'Insoumis Thomas Portes de s'excuser et de retirer son tweet contre le ministre du Travail Olivier Dussopt a interrompu l'examen de la réforme des retraites à l'Assemblée nationale, ce vendredi. La séance a été suspendue à plusieurs reprises, et un bureau a été convoqué pour y étudier une possible sanction du député.

Le refus de l'Insoumis Thomas Portes de s'excuser et de retirer son tweet contre le ministre du Travail Olivier Dussopt a interrompu l'examen de la réforme des retraites à l'Assemblée nationale, ce vendredi.
La séance a été suspendue à plusieurs reprises, et un bureau a été convoqué pour y étudier une possible sanction du député.

À 16h13 ce vendredi 10 février après-midi, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, autorise le député LFI Thomas Portes à prendre la parole pour défendre un amendement. Mais ses collègues de la majorité, des Républicains et du Rassemblement national ne lui en ont pas laissé l'occasion. La raison ? Il est l'auteur d'un tweet le mettant en scène tout sourire le pied sur un ballon à l'effigie du ministre du Travail Olivier Dussopt. 

"Calmez-vous collègues, il n'y a pas de ballon ici", lance-t-il d'ailleurs, répondant aux invectives venant des autres bancs de l'hémicycle. "Ne soyez pas étonné", "je crois que l'hémicycle vous demande des excuses", lui a rétorqué la présidente de l'Assemblée nationale. Deux phrases qui ont poussé la présidente du groupe LFI Mathilde Panot à réclamer une suspension de séance et à estimer que Yaël Braun-Pivet faisait preuve d'impartialité. 

"Je retirerai mon tweet le jour où vous retirerez cette réforme"

Dix minutes plus tard, les parlementaires ne sont pas revenus moins apaisés dans l'Hémicycle. Au contraire. Les rappels au règlement des adversaires de La France insoumise se sont multipliés pour réclamer des excuses au député de Seine-Saint-Denis et lui demander de retirer son tweet. "Nous ne laisserons passer aucun comportement qui dégrade notre Assemblée nationale", a abondé la cheffe des députés Renaissance, Aurore Bergé, invoquant l'article 70 de l'institution qui sanctionne qui se rend "coupable d’outrages ou de provocations envers l’Assemblée ou son Président", ou "envers le Président de la République, le Premier ministre, les membres du Gouvernement et les assemblées prévues par la Constitution". 

À l'issue d'une nouvelle suspension de séance de dix minutes, Thomas Portes a refusé de faire son mea culpa et de retirer son tweet. "Je retirerai mon tweet le jour où vous retirerez cette réforme qui va sacrifier des milliers de gens", a-t-il assuré, mettant encore un peu plus le feu aux poudres. Après de nouveaux rappels au règlement de membres de la majorité, la présidente de l'Assemblée nationale a décidé de convoquer un bureau pour y étudier une possible sanction contre Thomas Portes.

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"Compte tenu de ce qui est en train de se passer dans l'hémicycle et de l'absence d'excuse de monsieur Portes qui provoque manifestement un tumulte dans cette assemblée, je convoque un bureau immédiatement", a-t-elle déclaré. "Monsieur Portes, vous y êtes convoqué pour y être entendu." 

Le bureau de l'Assemblée nationale est composé de la présidente, des six vice-présidents, des questeurs et des secrétaires de la chambre basse. Peuvent y participer les présidents de groupe, mais seuls les membres du bureau sont autorisés à voter une possible sanction.

J.F

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