Ce n'est que la deuxième fois depuis le début du conflit en Ukraine que Volodymyr Zelensky quitte son pays. Mercredi 8 février, il s'est rendu au Royaume-Uni et en France où il a pu discuter avec le Premier ministre britannique Rishi Sunak, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz. Une visite qui se déroule alors que l'annonce prématurée du remplacement du ministre ukrainien de la Défense a semé la confusion à Kiev, en pleine poussée russe.
Mini-tournée européenne. Le président ukrainien a entamé, mercredi, une mini-tournée européenne surprise, son deuxième déplacement à l'étranger seulement depuis le début de la guerre le 24 février 2022 et après son déplacement aux États-Unis en novembre dernier. Volodymyr Zelensky a profité de ses déplacements au Royaume-Uni et en France pour demander à ses alliés européens de l'armement lourd et des avions "le plus tôt possible". "Plus tôt l'Ukraine obtient de l'armement lourd de longue portée, plus tôt nos pilotes obtiennent des avions, plus vite se terminera cette agression russe et nous pourrions revenir à la paix en Europe", a-t-il déclaré lors d'une prise de parole à Paris.
"Nous nous tenons aux côtés de l'Ukraine". Lors de sa tournée, le président ukrainien a été accueilli par son homologue français à l'Élysée, en présence du chancelier allemand Olaf Scholz. Emmanuel Macron a fait part à son allié de la "détermination" de Paris à "accompagner" l'Ukraine "vers la victoire" et de sa volonté de poursuivre les livraisons d'armes. "Nous nous tenons aux côtés de l'Ukraine. Fermement. Et avec la détermination de l'accompagner vers la victoire et le rétablissement de ses droits légitimes", a-t-il dit. Volodymyr Zelensky a également été décoré de la Légion d'honneur des mains d'Emmanuel Macron lors de cette rencontre.
"Des ailes pour la liberté". Un peu plus tôt, Volodymyr Zelensky a été reçu à Londres par le Premier ministre britannique Rishi Sunak. Il s'est exprimé devant le Parlement réuni au Westminster Hall, qui a accueilli de rares dirigeants étrangers comme le Français Charles de Gaulle en 1960. "Je vous demande, à vous et au monde, des mots simples, mais pourtant très importants : des avions de combat pour l'Ukraine, des ailes pour la liberté", a-t-il lancé.
Les avions de combat en question. La question de livraisons d'avions de combat à l'Ukraine a bien sûr été au cœur des discussions de cette tournée européenne. Jusqu'ici, les Occidentaux se sont montrés réticents à franchir ce pas supplémentaire, de crainte d'une escalade avec Moscou. Mais les tabous tombent les uns après les autres depuis un an et les soutiens de Kiev ont déjà accepté en janvier de fournir des chars lourds. Devant la presse, Emmanuel Macron et Olaf Scholz ont temporisé sur ce sujet, alors que le Premier ministre britannique Rishi Sunak a semblé ouvrir la voie avec prudence, demandant à l'armée britannique d'étudier de possibles livraisons d'avions, une solution envisageable seulement "à long terme".
Des chars "le mois prochain". Une visite lors de laquelle les livraisons d'armes ont également été abordées, et notamment pour les blindés et les armes longue portée. Sur ces points, Londres a affirmé que ses chars Challenger seraient opérationnels "le mois prochain", et a promis d'envoyer immédiatement des capacités d'artillerie à plus longue portée, sans détailler. L'Allemagne compte, elle, fournir avec ses alliés fin avril un premier bataillon de ses tanks Leopard 2, très attendus.
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