Retraite chapeau. L’expression est maudite, tant elle a charrié de scandales durant les deux dernières décennies. Et quand quelques-unes des multinationales françaises l’utilisent encore dans leur documentation officielle et financière, c’est pour arguer qu’elles ont renoncé à en verser à leurs plus hauts dirigeants. Notamment depuis que la loi Pacte – ce texte qui a, en 2019, voulu donner un coup d’accélération à la retraite par capitalisation à la veille de la précédente contre-réforme des retraites – a prétendu mettre de l’ordre dans ces avantages acquis par le grand patronat… D’après le haut comité du gouvernement d’entreprise qui se présente comme le « gardien du code Afep-Medef » – un code, non contraignant, de bonne conduite en matière de rémunération pour les grands groupes –, il ne resterait que 15 entreprises du CAC 40 avec un régime de « retraite supplémentaire à prestations définies » – le nom officiel du régime des retraites chapeaux – en faveur de leurs dirigeants.
Las ! L’Humanité a passé en revue les documents d’enregistrement universel de tous les grands groupes du CAC 40. Et derrière l’affichag...
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