Accusée de "manque d'empathie", Elisabeth Borne réplique à Laurent Berger

LCI - 05/02
[VIDÉO] - Critiquée par le leader de la CFDT pour son "manque d'empathie", la Première ministre réagit ce dimanche 5 février dans le JDD. Jugeant les propos "blessants", Elisabeth Borne reproche au syndicaliste de l'attaquer personnellement.

Critiquée par le leader de la CFDT pour son "manque d'empathie", la Première ministre réagit ce dimanche 5 février dans le JDD.
Jugeant les propos "blessants", Elisabeth Borne reproche au syndicaliste de l'attaquer personnellement.

Après avoir été comparée à l'ancienne Première ministre britannique, Margaret Thatcher, connue pour sa politique intransigeante, Elisabeth Borne est désormais accusée de manquer d'empathie. Une critique formulée par le leader de la CFDT, Laurent Berger, à laquelle réagit la chef du gouvernement dans le Journal du dimanche, ce 5 février. "C'est blessant", estime la Première ministre : "C'est le contraire de ce que je suis et de ce que je porte." 

Elisabeth Borne dit comprendre les difficultés économiques des travailleurs français les plus précaires, et assure avoir vécu une situation similaire. "Je sais ce que c'est, les petits revenus, la galère des fins de mois : je l'ai vécu dans mon parcours personnel", affirme-t-elle dans le journal hebdomadaire. "Ce qui m'anime depuis le début, c'est d'être attentive à ces femmes et hommes qui travaillent dans le nettoyage, qui sont ouvriers dans l'agroalimentaire, ces indépendants aux revenus modestes. Les trois mois de concertation ont permis de tenir compte de leur situation". 

"Je ne suis pas certaine que cela soit le rôle d'un leader syndical de porter des attaques personnelles, fustige encore Elisabeth Borne. En tout cas moi, j'y refuse."

Selon Berger, Elisabeth Borne ignore le mouvement social

Laurent Berger avait tenu ces propos à la suite de l'allocution de la Première ministre sur France 2 ce jeudi 2 février. Il lui a, en effet, reproché qu'on ait "pas entendu parler de travail". Or, "c’est de travail dont il aurait fallu parler ce soir pour montrer un minimum d’empathie", a-t-il regretté. "On a l’impression qu’il n’y a pas en ce moment un mouvement social dans ce pays (...) Les gens ont envie qu’on parle ce soir de leur travail, de la prise en compte de ce qu’ils expriment", a développé le chef de la CFDT, rappelant que la deuxième journée d’action du 31 janvier représentait la "plus grande" mobilisation "depuis 30 ans".

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Ces échanges interviennent à la veille de l'examen du texte de la réforme des retraites dans l’hémicycle, ainsi qu'à quelques jours d'une troisième journée de manifestations attendues partout en France ce mardi. 

Léa LUCAS

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