Prénom : Ethan. Nom : Dumortier. Si vous n'êtes pas un suiveur assidu du Top 14 ou de la Champions Cup, son visage ne vous est peut-être pas familier. Pas plus que son patronyme. Mais, croyez-nous, ce n'est qu'une question de temps avant que vous entendiez parler de lui. À tout juste 22 ans, il incarne l'avenir du rugby tricolore. Appelé lors de la Tournée de novembre, où il avait tâté le terrain en jouant les partenaires d'entraînement lors des séances à haute intensité, chers à Fabien Galthié, l'ailier prometteur du LOU va connaître, pour la première fois, la joie, et surtout l'honneur, d'enfiler le maillot frappé du Coq.
Et quel baptême du feu s'apprête-t-il à vivre ! En balance avec Gabin Villière, victime d'une fracture du péroné gauche à l'entraînement, le natif de Lyon, formé au Saint-Savin Sportif et au CS Bourgoin-Jallieu, a convaincu le staff tricolore qu'il était la solution idéale à l'aile. Il va ainsi célébrer sa première sélection en ouverture du Tournoi des Six Nations, qui a couronné le XV de France l'an dernier, avec un Grand Chelem magistral à la clé. Ses grands débuts en Bleu auront lieu contre l'Italie, dimanche 5 février (à 16h, en live commenté sur TF1info), sur la pelouse du Stade olympique de Rome.
Il est facile et il le sait
Jonathan Wisniewski, ancien demi d'ouverture du LOU
"Il n'y a rien de surprenant de le voir à ce niveau. Ethan a eu une progression logique vu son potentiel et son travail. Il est aujourd'hui là où il était prévu qu'il aille", confiait, début janvier, à L'Équipe Kendrick Lynn, son entraîneur au LOU. En dépit de son jeune âge, ce surdoué du rugby, qui a débuté en Top 14 à l'âge de 18 ans, transpire la confiance. "Ce qui m'a le plus surpris, c'est la confiance en lui qu'il dégageait sa sérénité. (...) C'est une constante que j'ai remarquée chez tous les jeunes qui deviennent de grands joueurs", assurait au journal sportif l'ancien demi d'ouverture Jonathan Wisniewski, qui a vu Dumortier faire ses premiers pas au sein de l'élite. "Ethan, il a ça. Il est facile et il le sait, à la limite entre confiance et arrogance."
Un trait de caractère, sur lequel le gamin, au gabarit de gladiateur (1,91m, 93 kilos) et biberonné au basket (sa mère, Élodie, a joué à l'Asvel et son père, Jimmy, entraîne l'équipe féminine de Caluire en National 2) a construit son épatante ascension. Depuis sa détection par le LOU en 2017, tout est allé très vite pour ce grand fan de LeBron James. Repositionné du centre à l'aile et auréolé d'un titre de champion du monde junior avec les Bleuets en 2019, il fait peu à peu son trou. Ambitieux, ne souhaitant pas être rangé dans une case, il multiple les états de service, s'ouvrant à l'équipe de France à 7.
Avec le LOU aussi, il se montre sous son meilleur jour, malgré la forte concurrence, que ce soit au centre ou à l'aile. Après avoir gratté du temps de jeu en 2020 et 2021, il se montre, gonflé d'assurance, la saison suivante. Un exercice prometteur que le jeune joueur à fort potentiel, déjà suivi du coin de ...
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