Plus fréquente chez les hommes que chez les femmes, la maladie de Parkinson se manifeste différemment chez ces dernières. Une étude s'est attachée à comprendre ces mécanismes et suggère qu'une puberté précoce ou tardive, une ménopause artificielle ainsi que le nombre de grossesse étaient des facteurs associés à un risque accru de cette pathologie neuro-dégénérative. Des résultats qui mettent les chercheurs sur la piste du rôle protecteur des hormones féminines.

Les facteurs de risque spécifiques au développement de la maladie de Parkinson chez les femmes sont encore peu étudiés et mal connus. L’exposition aux hormones impliquées dans la vie reproductive féminine est une des pistes explorées au sein du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations par une équipe de recherche de l’Inserm, de l’Université Paris-Saclay, de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines avec l’institut Gustave Roussy, qui a comparé les caractéristiques relatives à l’histoire reproductive de près de 1 200 femmes atteintes de la maladie de Parkinson à celles des autres femmes de la cohorte E3N — la cohorte E3N, promue par l’Inserm, l’Université Paris-Saclay et l’institut Gustave Roussy, est la première grande étude française sur la santé des femmes. Depuis 1990, près de 100 000 femmes françaises sont suivies dans le cadre de cette vaste étude prospective en santé.

Leurs résultats montrent que l’âge des premières menstruations, le nombre de grossesses, le type de ménopause ainsi qu’une molécule administ...
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