L'expulsion commence dans la colonie Walili, à Níjar : "Nous ne savons pas où nous allons"

Nacho Sánchez - El País - 30/01
Le conseil municipal de la municipalité d'Almeria met à la disposition des migrants un centre d'urgence installé dans un entrepôt industriel et des entités sociales critiquent l'absence de solution définitive

La cagoule sur la tête et une écharpe autour du cou, Abdul a regardé ce lundi matin une excavatrice démolir le bidonville où il vit depuis 2015 à la périphérie de Níjar (Almería). Il l'a fait depuis l'accotement d'une route empruntée par la Garde civile et avec un sac en plastique avec des vêtements à ses pieds. « Ce sont mes seuls biens. On ne sait pas où on va aller maintenant », raconte le trentenaire qui travaille dans les serres de la région où sont cultivés tomates, poivrons et courgettes. C'est ce que font aussi les dizaines de compatriotes qui, comme lui, ont été expulsés ce matin du camp connu sous le nom d'El Walili, situé à côté de l'autoroute de San José et où résidaient environ 450 migrants. L'expulsion, approuvée par les tribunaux, a été une initiative du conseil municipal de Níjar, gouverné par la socialiste Esperanza Pérez.

Un important dispositif de la Garde civile a envahi les environs de la colonie vers six heures du matin. Plus d'une cinquantaine d'agents, appuyés par un hélicoptère depuis les airs, avaient pour mission de "garantir la sécurité des personnes", selon des sources de l'Institut arm...
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