Aux îles Fidji, le réchauffement climatique s'illustre par une montée des eaux, condamnant de nombreux villageois à abandonner leur maison, à s'exiler loin de leur passé et de leurs ancêtres. Comme ici, à Togoru… Inexorablement, la mer grignote la terre ferme, l'eau salée ronge ses arbres, submergeant le cimetière et ses tombes, il n'y a même plus de repos éternel. Chronique d'un paradis bientôt perdu.
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Aux Fidji, l'océan a déjà englouti le cimetière du petit village de Togoru, et ses habitants craignent d'avoir bientôt les pieds dans l'eau. Lavenia McGoon, 70 ans, était là quand les tombes ont été submergées. Depuis, elle redoute le jour où les vagues viendront directement toquer à sa porte. En attendant, la vieille dame empile des pneus sous les cocotiers du front du mer, en espérant que cette protection de fortune lui offrira un répit.
Pour elle, ce n'est qu'une question de temps avant que le changement climatique et la montée des eaux ne la poussent, avec sa famille, à déguerpir. « Personne ne peut arrêter l'eau », dit-elle simplement à l'AFP, face à la marée et à quelques crabes qui se carapatent vers des rochers.
Togoru est un petit village de la côte sud de Viti Levu, la plus grande île de l'archipel fidjien. Comme dans des dizaines d'autres, le réchauffement climatique y impose sa dure réalité. Mme McGoon, surnommée « Bi...
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