La mission dangereuse de la Russie en Afrique

t-online - 30/01
Bonjour, cher lecteur,

Bonjour, cher lecteur,

Il y a des dates qui normalement n'attirent guère l'attention : le chancelier Olaf Scholz est actuellement en visite sur le continent sud-américain, était en Argentine hier, et aujourd'hui au Brésil et au Chili.

Les pays sont loin et si nous regardons à 10 000 kilomètres de l'autre côté de l'Atlantique, alors seulement si quelque chose de très important se produit. Par exemple, lorsqu'un ex-militaire populiste de droite est élu président au Brésil ou lorsque ses partisans prennent d'assaut les bâtiments gouvernementaux après la défaite électorale. Peut-être même si la déforestation de l'Amazonie compromet les objectifs climatiques mondiaux. Sinon, cependant, ce qui suit s'applique : trop loin, pas assez pertinent pour notre vie quotidienne - surtout à une époque où une guerre brutale fait rage en Europe.

Mais l'impression est trompeuse. Parce que la guerre en Ukraine en particulier a beaucoup plus à voir avec la visite de Scholz qu'on ne pourrait le supposer au départ.

L'importance du voyage de Scholz peut en fait être vue dans un contexte plus large : le monde se réorganise. Dans une interview accordée à des journaux sud-américains, la chancelière a évoqué un "ordre mondial multipolaire". À l'avenir, il n'y aura plus deux blocs comme au temps de la guerre froide, mais toute une série d'États influents en Asie, en Amérique du Sud et en Afrique. Et les grands blocs de puissance que sont la Chine, l'Occident et aussi la Russie se disputent désormais leurs faveurs. Il s'agit de matières premières, d'alliés politiques et, dans une certaine mesure, d'influence militaire.

Cela est devenu particulièrement évident la semaine dernière en Afrique. La Chine y est active depuis des années de tou...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...