Une nouvelle étude définit plus précisément les conditions optimales pour le fonctionnement du thermostat terrestre qui repose sur l’altération des silicates.
[EN VIDÉO] Réchauffement climatique : notre planète en territoire inconnu Dans la version préliminaire — qui ne couvre que les neuf premiers mois de l’année 2021 — de snull
L'une des spécificités de la TerreTerre est de posséder un mécanisme de résiliencerésilience climatique qui lui permet de stabiliser la température de surface, notamment en régulant le taux de CO2 dans l'atmosphèreatmosphère. Ce mécanisme, qui fait partie intégrante du cycle du carbone, repose sur une suite de réactions physico-chimiques qui implique l'altération des minérauxminéraux silicatés. Comme décrit dans un précédent article (voir ci-dessous), ce mécanisme est particulièrement efficace depuis plusieurs milliards d'années, en permettant, malgré les multiples crises climatiques qu'a connues la planète, de retomber à chaque fois dans des conditions d'habitabilité acceptables pour les organismes vivants.
Un mécanisme plus ou moins efficace en fonction de la température
L'altération chimique des minéraux silicatés, qui composent essentiellement la croûte terrestre, est en effet grande consommatrice de CO2. En retour, le carbonecarbone est piégé sous la forme de bicarbonatebicarbonate, qui après avoir été transporté par les rivières, va finir sa course au fond des océans où il va ainsi être stocké pendant plusieurs millions d'années. Aussi efficace qu'il soit, ce mécanisme de résilience n'est pas mesurable à l'échelle humaine. Ses effets ne sont observables que sur plusieurs dizaines voire centaines de milliers d'années. Il ne faudra donc pas compter dessus à court terme pour absorber l'excèdent massif de CO2 que l'Humanité est en train d'émettre dans l'atmosphère. Dans l'histoire de la Terre, il s'agit pourtant d'un délai presque anodin et comprendre les rouages de ce mécanisme est essentiel pour mieux appréhender l'évolution climatique passée et future de notre Planète.
[Courte citation de 8% de l'article original]