Un bestiaire des métiers d'art inaugure la haute couture à Paris

Sofía Ruiz de Velasco - El País - 24/01
Dans ses deux premiers jours, Schiaparelli, Chanel, Dior et Valli démontrent que l'événement exclusif de la mode française est un salon où la tradition se mêle à l'imaginaire le plus débordant.

Dans La Divine Comédie, l'œuvre immense écrite par Dante en 1308, le loup représente la cupidité, l'orgueil du lion et la luxure du léopard. Dans le monde réel hyperconnecté du 21ème siècle, ces références n'ont pas d'importance. La symbolique réinterprétée par les réseaux ou la lecture directe d'une image sont toujours plus saisissantes. Il est impossible que Daniel Roseberry, magicien du trompe-l'œil et du jeu visuel, n'ait su à l'avance que ses faux airs de tête d'animal deviendraient viraux. Peut-être n'avait-il pas prévu qu'ils mangeraient une collection extraordinaire pendant un certain temps, numéro quinze depuis que le Texan a commencé à dessiner pour Schiaparelli.

Comment un créateur fait-il face à une collection ? Quels sont vos doutes, vos contradictions, votre enfer personnel, votre toile vierge ? Tout cela Roseberry s'est demandé avant de commencer à concevoir. La réponse a été donnée ce lundi à Paris à 10 heures du matin. La haute couture, on la vo...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...