L’accueil des migrants est-il une utopie?

Contribution externe - LaLibre - 24/01
La petite localité bretonne de Callac ne sera pas une terre de refuge pour quelques dizaines de personnes migrantes. La décision est tombée le 11 janvier. En écho, figure aussi la politique anti-migratoire de Giorgia Meloni en Italie. Un pas de plus vers la criminalisation de la solidarité envers les migrants.

Une chronique "J’assume !" de Margherita Romengo, chargée de projets dans l’administration publique

C’est en Enfer que Dante envoie Ulysse, figure intemporelle du voyageur, le vouant à une errance sans fin en mer, à un exil sans port d’attache ni terre d’accueil. A cette figure mythique semble aujourd’hui se superposer la figure du migrant, celle de l’étranger indésirable que l’on refoule, sans égard, dans les marges de nos espaces politiques et sociaux, le condamnant à une existence quotidienne tout aussi inhospitalière que l’enfer dantesque.

Il en va ainsi de la petite localité bretonne de Callac, qui ne sera pas une terre de refuge pour quelques dizaines de personnes migrantes via le projet d’accueil nommé "Horizon", cofinancé par la ville et le fonds de dota...
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