Retraites : Philippe Martinez et la CGT veulent maintenir le gouvernement sous pression

LCI - 22/01
[VIDÉO] - Invité du Grand Jury sur LCI ce dimanche, Philippe Martinez a expliqué vouloir surfer sur le succès des manifestations du 19 janvier. Le patron de la CGT évoque la poursuite d'actions au sein des entreprises et les combats à venir pour lutter contre la réforme.

Invité du Grand Jury sur LCI ce dimanche, Philippe Martinez a expliqué vouloir surfer sur le succès des manifestations du 19 janvier.
Le patron de la CGT évoque la poursuite d'actions au sein des entreprises et les combats à venir pour lutter contre la réforme.

C'est un Philippe Martinez forcément satisfait qui s'est présenté ce dimanche sur le plateau du Grand Jury. Sur LCI, il s'est réjoui de l'ampleur de la mobilisation du 19 janvier, "y compris hors de Paris". La suite ? Une série d'actions visant à maintenir la pression sur le gouvernement dans les jours à venir et jusqu'au 31. "Tous les jours, dans les entreprises, il y aura des initiatives", assure le secrétaire général de la CGT. 

"Il y a possibilité qu'il y ait des actions pendant les vacances scolaires", prévient également le leader syndical, qui constate que les périodes de congés sont décalées en fonction des zones et "s'étalent sur plusieurs semaines". Impossible, donc, de cibler uniquement des journées hors des vacances.

"Montrer que l'avenir n'est pas écrit"

Pour Philippe Martinez, l'action est nécessaire jusqu'au retrait du texte, ou au moins à un recul majeur sur deux points centraux que sont "le report de l'âge légal et l'allongement de la durée de cotisation". Des mobilisations le week-end, comme le suggère aux syndicats Jean-Luc Mélenchon ? Pourquoi pas : "C'est une idée que nous avons déjà eue, et qui est dans les cartons."

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Dans les rangs de la CGT, on entend aussi lutter contre une forme de fatalisme, qui reviendrait à penser que malgré la contestation, la réforme serait d'ores et déjà actée. Que soit avec ou sans recours au fameux article 49.3. "Il y a un besoin de montrer que l'avenir n'est pas écrit et que cela dépendra de la mobilisation", reconnaît Philippe Martinez. "Depuis la mobilisation du 19, la confiance augmente", souligne-t-il. "Quand on voit les images, y compris dans des villes moyennes, on constate que davantage de personnes estiment qu'il est possible de stopper cette réforme." Optimiste, il n'hésite pas à évoquer le souvenir de succès passés, avec des "mobilisations qui ont permis d'empêcher [...] soit de voter une loi, soit de ne pas appliquer une loi". Il pense là au CPE (Contrat première embauche), qui "avait été voté et n'a finalement pas été appliqué".

Le responsable syndical attend le 31 janvier avec impatience, et "espère faire encore plus fort" que le 19. Il compte aussi sur le soutien des parlementaires, évoque des "échanges" avec LFI ou la Nupes et suivra logiquement l'examen officiel du texte sur les retraites. "Ce qu'il faut, c'est que l'ensemble des propositions qui émanent des organisations syndicales soient relayées dans l'enceinte de l'Assemblée nationale", estime Philippe Martinez.

TD

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