Pourquoi les journées de grève sont toujours un mardi ou un jeudi

LCI - 20/01
[VIDÉO] - Après une première journée d'action ce jeudi, les syndicats ont prévu de se retrouver un mardi, le 31 janvier. Il s'agit des jours de la semaine majoritairement choisis par les organisations pour manifester. C'est tout sauf un hasard.

Après une première journée d'action ce jeudi, les syndicats ont prévu de se retrouver un mardi, le 31 janvier.
Il s'agit des jours de la semaine majoritairement choisis par les organisations pour manifester.
C'est tout sauf un hasard.

Après une première manifestation contre la réforme des retraites, les syndicats ont d'ores et déjà donné rendez-vous à la fin du mois. Après un premier round le 19 janvier, un second raout social aura lieu le 31. Des dates soigneusement sélectionnées : la première grève a eu lieu un jeudi, la seconde se déroulera un mardi. Soit deux créneaux particulièrement affectionnés par les syndicalistes.

Sans surprise, les deux jours du week-end sont souvent exclus car consacrés au repos. Ils sont parfois choisis, notamment par des organisations rattachées à la jeunesse. Une manifestation est par exemple prévue samedi à Paris, à l'appel d'organisations de jeunes militants des partis de gauche, soutenus par La France Insoumise (LFI). 

Jamais le mercredi, jour des enfants

Le lundi, lui aussi, est écarté. Déjà car certains salariés ont posé leur journée pour prolonger leur weekend. Mais aussi car les syndicats ont l'habitude de tenir une "veillée d'armes" la veille d'une manifestation. Difficile, dès lors, de se retrouver le dimanche. D'où le mardi, qui est souvent choisi pour battre le pavé. Contrairement au mercredi, considéré comme "le jour des enfants", et donc durant lequel de nombreux militants ne peuvent pas se libérer. 

Le vendredi ? Là aussi, comme le lundi, il s'agit souvent d'un jour posé, synonyme de RTT pour les syndicats qui préfèrent éviter de se retrouver ce jour-là, au risque de voir leurs rangs clairsemés dans la rue. Reste donc le jeudi, qui permet de mobiliser en masse les contestataires.

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L'histoire des mouvements sociaux en France regorge d'exemples qui vont dans le sens des syndicats. Par exemple le jeudi 23 septembre 2010, où s'était déroulée une manifestation monstre partout en France contre – déjà - la réforme des retraites. Le mardi 12 décembre 1995 ? Il s'agissait du point d'orgue de la contestation contre le plan Juppé. 

Thomas GUIEN

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