Rencontre au sommet. Sur la base aérienne de Ramstein, en Allemagne, les alliés occidentaux se réunissent ce vendredi. L'objectif affiché de cette entrevue est de coordonner la poursuite de l'assistance militaire à l'Ukraine, avec en toile de fond la livraison - ou non - de chars lourds, comme le réclame Kiev. "Nous nous préparons à Ramstein demain. Nous attendons des décisions fortes", a prévenu jeudi Volodymyr Zelensky. "Nous attendons un soutien militaire puissant de la part des États-Unis", ajoute-t-il.
Washington poursuit l'effort. Les États-Unis, justement, ont annoncé jeudi une nouvelle enveloppe de 2,5 milliards de dollars d'aide militaire à l'Ukraine. Elle prévoit l'envoi de 59 blindés Bradley, qui s'ajouteront aux 50 véhicules blindés légers de ce type promis le 6 janvier, et 90 blindés de transport de troupes Stryker "qui doteront l'Ukraine de deux brigades blindées", affirme le Pentagone. L'armée américaine va également livrer 53 véhicules blindés antimines (MRAP) et 350 véhicules de transport M998, plus connu sous le nom de Humvee.
L'Europe au rendez-vous. Comme leur homologue américain, plusieurs pays européens ont accepté de faire des efforts supplémentaires en faveur de l'Ukraine. Le ministre lituanien de la Défense Arvydas Anusauskas a ainsi déclaré que "quelques pays" allaient envoyer des chars Leopard à Kiev. "D'autres informations suivront demain", a-t-il ajouté. En parallèle, le Royaume-Uni s'est engagé à fournir 600 missiles supplémentaires Brimstone à l'armée ukrainienne, le Danemark à lui donner ses 19 canons Caesar de fabrication française et la Suède à livrer des canons automoteurs Archer.
La porte s'ouvre à Berlin. De son côté, l'Allemagne a laissé la porte ouverte à la possibilité de voir des pays occidentaux fournir à l'Ukraine des chars lourds de fabrication allemande. Cela "se clarifiera dans les prochaines heures ou demain matin", ont annoncé les autorités.
Danger à Zaporijia. Dans un autre registre, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Rafael Grossi, a signalé lundi une "réduction dramatique" du personnel ukrainien à la centrale nucléaire de Zaporijia, qui menace selon lui la sécurité du site. Le nombre d'employés a chuté, passant d'environ 10.000 avant l'offensive russe à 3000 voire moins désormais, a-t-il déclaré jeudi lors d'un point presse, des propos relayés par le média ukrainien The Kyiv Independent.
Espionnage. Les services de sécurité russes (FSB) ont indiqué jeudi avoir ouvert une enquête pour "espionnage" contre un citoyen américain. "L'Américain est soupçonné d'avoir recueilli des renseignements relatifs à des questions biologiques allant à l'encontre de la sécurité de la Fédération de Russie", expliquent-ils dans un bref communiqué. L'identité de l'individu en question n'a pas été précisée. Aucune information sur une potentielle arrestation ou sur la localisation de cette personne n'a été dévoilée.
Sur lemême thème