VIDÉO - Réforme des retraites : ce patron fait grève pour la première fois

LCI - 19/01
[VIDÉO] - Des centaines de milliers de personnes descendent dans les rues ce jeudi pour manifester contre la réforme des retraites. Parmi elles, certaines font grève pour la première fois. C'est le cas d'un patron rencontré par TF1 à Toulouse.

Des centaines de milliers de personnes descendent dans les rues ce jeudi pour manifester contre la réforme des retraites.
Parmi elles, certaines font grève pour la première fois.
C'est le cas d'un patron rencontré par TF1 à Toulouse.

Ce jeudi 19 janvier, les bureaux l'entreprise de courtage "Les courtiers toulousains" resteront fermés. Le patron, Fabian Giza, a, pour la première fois, décidé de faire grèvepour manifester son mécontentement contre la réforme des retraites portée par le gouvernement. "On a demandé à tout le monde, à tous les mandataires de faire grève aujourd'hui, et nous aussi, en tant que chefs d'entreprise, nous avons décidé de faire grève", explique-t-il dans le reportage du 13H de TF1 ci-dessus. 

Une grande première à Toulouse pour ce directeur général. Avec son collaborateur Arnaud, ils n'ont jamais participé à la moindre mobilisation. "J'attends de voir comment la manifestation va se passer, j'espère qu'on va être le plus nombreux possible, avec nos représentations, de toutes les classes sociales", lance-t-il.

"Inconcevable" de travailler jusqu'à 64 ans

Ces patrons d'entreprise, qui ne sont pas syndiqués, veulent montrer que dans le secteur privé aussi, on s'oppose à cette réforme. "Je n'imagine vraiment pas travailler jusqu'à 64 ans. Pour moi, c'est inconcevable et encore, je pense que je fais partie des gens qui ont la chance de ne pas avoir un métier physique et ne pas me casser le dos au travail", s'agace Arnaud. Les deux hommes comptent poursuivre la mobilisation et espèrent être suivis par d'autres salariés pour se faire entendre. 

"J'aimerais que les patrons et que beaucoup plus de sociétés dans le privé autorisent leurs salariés à manifester, parce que souvent, c'est mal vu de manifester dans le privé", déplore Fabian Giza. À Toulouse, par exemple, tous n'ont pas pu participer à la mobilisation. C'est le cas d'Eric qui vend des fruits et légumes sur le marché. Le primeur a commencé à travailler à 19 ans et aimerait se battre pour la retraite, mais financièrement, perdre une journée de travail est impossible pour lui. "La marchandise est trop chère, nous sommes un marché populaire et nos marges sont très petites. On ne vend plus les quantités qu'on vendait avant et la moindre recette est importante pour nous", explique-t-il.

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Selon la police, plus de 40.000 personnes ont défilé à Toulouse ce jeudi. Ailleurs en France, les premiers chiffres remontés par les autorités attestent d'une mobilisation très importante : 26.000 personnes étaient présentes à Marseille, 25.000 à Nantes, 19.000 à Clermont-Ferrand, 15.000 à Montpellier, 14.000 à Tours, 12.000 à Perpignan et Orléans, 6.500 à Mulhouse et Périgueux. Les pointages de la police ou des préfectures sont particulièrement significatifs dans des villes moyennes, à l'image de Pau (13.600 manifestants), Angoulême (9000) ou Châteauroux (8000). Globalement, les niveaux sont comparables, voire supérieurs à ceux du 5 décembre 2019. Au démarrage de la contestation contre le précédent projet de réforme des retraites, la police avait compté 806.000 manifestants en France, la CGT 1,5 million.

La Rédaction de TF1info TF1 | Reportage Marine Chaize, François Guinle

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