Un lien entre le vaccin bivalent Pfizer et les risques d'AVC ? "Très peu probable", selon les autorités sanitaires aux États-Unis

LCI - 15/01
[VIDÉO] - Un système de surveillance américain des vaccins avait relevé en novembre un possible risque d'AVC chez les 65 ans et plus, dans les semaines suivant l'injection d'un rappel bivalent du sérum Pfizer-BioNTech. Après des études approfondies, les autorités sanitaires du pays estiment finalement que le risque clinique est "très peu probable".

Un système de surveillance américain des vaccins avait relevé en novembre un possible risque d'AVC chez les 65 ans et plus, dans les semaines suivant l'injection d'un rappel bivalent du sérum Pfizer-BioNTech.
Après des études approfondies, les autorités sanitaires du pays estiment finalement que le risque clinique est "très peu probable".

Plusieurs semaines après un signal d'alerte, les autorités sanitaires américaines se montrent finalement rassurantes. L'analyse d'un système de surveillance avait repéré en novembre un possible risque accru d'accident vasculaire cérébrale (AVC) chez les personnes de 65 ans et plus, dans les 21 jours suivant la vaccination avec le sérum bivalent de Pfizer-BioNTech. Cette dose de rappel ciblant spécifiquement Omicron et ses sous-variants est disponible depuis septembre aux États-Unis. Un risque finalement jugé très faible par les autorités de contrôle, qui ont mené de plus amples recherches, dont elles ont fait le rapport vendredi 13 janvier. 

En novembre dernier, l'un des systèmes de surveillance de la sécurité des vaccins américains s'était penché sur les dossiers médicaux de 12 millions de personnes. Il avait relevé que parmi les quelque 550.000 d'entre elles âgées de 65 ans et plus qui avaient reçu une dose de rappel de ce vaccin bivalent, 130 personnes avaient subi un AVC ischémique (un infarctus cérébral) dans les trois semaines qui avaient suivi l'injection, sans provoquer aucun décès toutefois, comme le rapporte le Washington Post. Mais après un examen approfondi de plusieurs bases de données très larges, les autorités sanitaires américaines ont finalement écarté ces risques, jugés extrêmement faibles voire probablement inexistants. 

"Aucune inquiétude pour l'instant"

Après avoir utilisé une méthode d'analyse différente, avoir passé en revue d'autres systèmes de données et sollicité les régulateurs d'autres pays, elles ont constaté qu'aucun risque clinique n'avait été identifié. Pour cause, le gouvernement utilise plusieurs systèmes pour s'assurer de la sécurité des vaccins, et "souvent, ces systèmes de sécurité détectent des signaux qui pourraient être dus à des facteurs autres que le vaccin lui-même", ont estimé les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et la Food and Drug Administration (FDA) dans un communiqué commun.

"Nous avons examiné la totalité des preuves, et il n'y a aucune inquiétude pour l'instant quant au fait que cela représente un véritable signal de sécurité", a déclaré un responsable de la FDA, cité par le Washington Post. Au fil des recherches, "les signaux disparaissent au lieu de se renforcer", a-t-il appuyé. Autre argument avancé par les autorités sanitaires : il n'y a aucune raison plausible à ce que ce problème ne se déclare que maintenant, après que des dizaines de millions de doses du rappel bivalent ont été administrées dans le monde. Par ailleurs, aucune alerte n'est remontée pour le sérum de Moderna, qui utilise lui aussi la technologie de l'ARN messager. 

Les CDC et la FDA ont donc jugé qu'il n'était pas nécessaire de modifier les recommandations en vigueur aux États-Unis, qui appellent tous les Américains, à partir de six mois, à mettre à jour leurs vaccinations et à recourir au rappel bivalent à partir de cinq ans. Ils ont également annoncé qu'ils continueraient à analyser les données. 

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