Harcèlement scolaire : qu'est-ce que le programme pHARe, généralisé depuis septembre ?

LCI - 14/01
[VIDÉO] - Un adolescent de Golbey, dans les Vosges, a mis fin à ses jours samedi dernier. Selon ses parents, il avait été la cible de harcèlement au sein de son collège. L'établissement était pourtant membre du dispositif pHARe, un plan d'action destiné aux écoles et collèges pour lutter contre ce fléau, à l'aide de formations et d'activités.

Un adolescent de Golbey, dans les Vosges, a mis fin à ses jours samedi dernier.
Selon ses parents, il avait été la cible de harcèlement au sein de son collège.
L'établissement était pourtant membre du dispositif pHARe, un plan d'action destiné aux écoles et collèges pour lutter contre ce fléau, à l'aide de formations et d'activités.

La tragédie a bouleversé le collège Louis-Armand de Golbey, dans les Vosges : Lucas, un élève de 13 ans, s'est suicidé samedi dernier. L'adolescent avait exprimé "sa volonté de mettre fin à ses jours" dans son "journal intime", a fait savoir vendredi le procureur d'Épinal. Les parents de l'adolescent affirment, quant à eux, que leur fils était harcelé au sein de son établissement scolaire en raison de son homosexualité. 

Le rectorat a assuré jeudi que les "moqueries" rapportées par Lucas et sa mère à la rentrée avaient été "immédiatement prises au sérieux par les équipes du collège". Une cellule psychologique a été mise en place dans l'établissement dès lundi, a-t-il également indiqué, rappelant que le collège était "engagé dans le dispositif pHARe de lutte contre le harcèlement". 

Ce "programme de lutte contre le harcèlement à l'école" avait été initié en 2019 sous forme expérimentale dans six académies, et est censé achever sa généralisation à toutes les écoles élémentaires et collèges publics depuis la rentrée 2022. Son objectif : prévenir ce fléau, un combat dont le ministère de l'Éducation nationale affirme en faire une "priorité". 

Équipes spécialisées et élèves-ambassadeurs

Les établissements scolaires engagés s'évertuent à mettre en place le plan en deux ans. Il prévoit notamment la formation d'une équipe de référents d'au moins cinq personnes par collège et par circonscription du premier degré, chargée de repérer les cas de harcèlement au sein de l'école et en ligne, précise le site du ministère. Cette équipe devra ainsi s'assurer du respect d'un protocole de prise en charge de ces situations, rédigé au sein de l'école ou du collège. 

Quant aux élèves, ils suivent chaque année dix heures de formation dédiées à la prévention du harcèlement scolaire ainsi qu'au "développement des compétences psychosociales", du CP à la troisième. Au niveau des collèges spécifiquement, au moins dix jeunes sont formés au rôle d'ambassadeurs dans chaque établissement, avec la mission de repérer et signaler toute situation de harcèlement. Enfin, un atelier de sensibilisation doit être mis sur pied à destination des familles. 

Le tout s'articule au fil de l'année autour de plusieurs "temps forts" : la Journée nationale de lutte contre le harcèlement, au moins de novembre, un concours national inter-écoles de productions artistiques sur le thème du harcèlement, "Le Prix Non au harcèlement", ou encore "Le Safer Internet Day", une journée mondiale dédiée à "un Internet plus sûr".

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