La biodiversité se meurt, on le sait. Et dans certains endroits, plus que d'autres. À Madagascar, où 90 % des espèces sont spécifiques à l'île, il faudra entre 3 et 23 millions d'années pour créer une diversité des vivants similaire à ce qu'elle était il y a 2 000 ans.

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[EN VIDÉO] L’humanité survivra-t-elle à l’effondrement de la biodiversité ? Il semble évident que l’humanité soit imbriquée avec son écosystème. Si la biodiversité s’écroule, elle ne pourra évidemment plus assurer les services écosystémiques. L’humanité peut-elle exister décemment dans ces conditions ? Futura a pu aborder cette question avec Gilles Boeuf, chercheur et président du conseil scientifique de l’AFB.

A Madagascar, quatrième plus grande île au monde derrière le Groenland, la Nouvelle-Guinée et Bornéo, la biodiversitébiodiversité prospère. Ou plutôt, prospérait.  Nombre d'espèces sont endémiquesendémiques de l'île, près de 90%. Et commencent à disparaître. Avec une faunefaune et une flore dignes d'un mini continent et une superficie légèrement plus grande que celle de la France, l'île a pris sa forme actuelle il y a 80 millions d'années plus tard, alors qu'elle se séparait de l'Inde, et s'était séparée encore 80 millions d'années auparavant du continent africain.

Et Madagascar, « en termes d'écosystèmesécosystèmes différents présents à Madagascar, cela ressemble moins à une île qu...
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