Ils se déchirent après s'être tant aimés. Un quart de siècle après avoir brodé ensemble la première étoile sur le maillot frappé du Coq, la famille France 98 est brisée. Avec le temps, les tensions et les non-dits, l'unité a laissé place à la division. Des clans se sont formés et les langues se sont déliées, donnant lieu à des prises de bec et des guéguerres intestines, qui ont plombé l'ambiance. Jusqu'à dénaturer l'histoire contée de la "bande de potes" montée sur le toit du monde, un soir de juillet 1998.
Le dernier épisode en date, le dérapage de Noël Le Graët sur Zinédine Zidane, ne fait que confirmer le fossé qui s'est creusé entre les membres de la fameuse équipe de 1998. La ligne de front s'est transformée en guerre de tranchées. Avec d'un côté, les anti-Le Graët et de l'autre... Didier Deschamps. Proche de "NLG", avec qui il fonctionne en duo depuis une dizaine d'années, le sélectionneur des Bleus, prolongé jusqu'en 2026, s'est attiré les foudres de quelques-uns de ses anciens partenaires. Ce qu'ils lui reprochent ? Son silence et, plus encore, de ne pas s'être désolidarisé du patron de la "3F".
Deschamps a choisi un peu son camp
Christophe Dugarry, ancien attaquant de l'équipe de France
"Je ne comprends pas", a pesté au micro de RMC Christophe Dugarry, lundi 9 janvier, au lendemain des propos polémiques du patron du football français. "C'était notre capitaine en 1998, même s'il a des problèmes avec moi, même si on est fâchés et qu'on ne se parle plus, il n'a pas de problème avec les autres de 1998. Il est invité à tous les repas, aux réunions, à tout. C'est vrai qu'il ne vient pas. On a l'impression qu'il a choisi un peu son camp, c'est la Fédé, c'est son président, c'est son travail." Selon lui, "DD" a pris ses distances avec les anciens de France 98. Preuve en est : il n'appartiendrait plus au groupe WhatsApp, qui compte plusieurs champions du monde. "Il n'y a pas 'DD', je pense qu'il a bloqué son compte", a avoué "Duga".
Depuis, avec la mise en retrait de Noël Le Graët, acté par le Comex de la FFF, mercredi 11 janvier, Deschamps a été obligé de prendre la parole. "Ses propos, comme il l'a reconnu et admis, ont été inappropriés. Je trouve que c'est une très bonne chose qu'il ait présenté ses excuses", a-t-il affirmé, en marge de l'opération Pièces jaunes. Avant de nier toute confrontation avec Zinédine Zidane qu'il a croisé . "La situation fait que cela a amené une rivalité sportive entre nous deux. Et même, pour certains, une opposition. J'aurai toujours beaucoup de respect pour lui par rapport à ce que l'on a vécu et partagé ensemble. Déjà dans notre première vie comme joueurs, puis par rapport à ce qu'il est et ce qu'il représente dans le football et le sport français."
Il faudrait qu'on se réunisse tous et qu'on puisse se parler
Emmanuel Petit, ancien milieu de l'équipe de France
"Pas complètement satisfait" de cette réponse, Emmanuel Petit a regretté que que ce dernier élude la série d'affaires qui touche "NLG", et par ricochet la Fédération française. "On est beaucoup plus loin que le terme 'inapproprié' qu'il a utilisé. Les choses, qui sont prouvées et démontrées à l'heure actuelle, sont bien plus graves", a-t-il déploré à l'antenne de RMC. "J'aurais aimé que Didier se désengage véritablement, car les choses que l'on traite autour de Le Graët sont très graves."
Quant aux conséquences sur France 98, l'ancien latéral se dit "déso...
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