Le radiotélescope Alma, en conjonction avec d'autres instruments, a révélé deux noyaux actifs de galaxies au cœur d'une fusion de galaxies. Derrière ces noyaux, se trouve le trou noir supermassif binaire avec la plus petite distance connue entre ces deux astres compacts, ce qui suggère que la chasse aux ondes gravitationnelles avec eLisa dans un futur proche sera plus fructueuse qu'on ne l'espérait.

On a pensé un moment que les galaxies croissaient essentiellement en fusionnant les unes avec les autres, les grandes galaxies nées les plus tôt avalant les galaxies naines. Les observations faites avec le télescope Hubble montraient d’ailleurs bien des exemples de galaxies en collision et ce d’autant plus que l’on observait loin dans l’espace, et donc en reculant dans le temps.

On pensait également que c’était lors des collisions que s’allumaient les quasars, c’est-à-dire les noyaux actifs de galaxies rendus particulièrement lumineux par un apport massif de gaz au cœur de ces galaxies, gaz qui était accrété par un trou noir supermassif de Kerr en rotation.

Toutefois, au cours de la décennie précédente, le paradigme a changé avec les nouvelles observations et leur interprétation dans le cadre de savantes simulations numériques. Si l’on continue de penser que les trous noirs supermassifs et...
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