C'est l'une des mesures phares du projet de réforme des retraites du gouvernement, une promesse présentée comme une avancée sociale, censée contrebalancer le recul de l'âge légal de départ à 64 ans au lieu de 62, à l'horizon 2030. Parmi les grands jalons du texte détaillés mardi 10 janvier, figure l'augmentation de la pension minimum pour les carrières complètes au niveau de l'équivalent de 85% du Smic net, soit près de 1200 euros. De quoi atteindre une pension "digne", a défendu mercredi le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran.
Le minimum de pension va ainsi augmenter de 100 euros brut par mois pour les cotisants qui partent à la retraite au 1er septembre 2023. Mais les retraités actuels qui bénéficient d'une petite pension sont aussi concernés. Précisant que cette mesure serait discutée avec les parlementaires, "en particulier" le groupe Les Républicains, la Première ministre Elisabeth Borne a brandi "l'objectif" de la voir figurer dans le projet de loi qui sera présenté en Conseil des ministres le 23 janvier. Tour d'horizon des principales questions sur le sujet.
Les futurs retraités qui ont travaillé "avec des revenus autour du Smic" toute leur vie et justifient d'une carrière complète, à savoir 42 années de cotisation aujourd'hui et à terme 43 annuités dès 2027, pourront bénéficier de cette revalorisation, a souligné la cheffe du gouvernement. Seront concernés "200.000 nouveaux retraités chaque année", a précisé Olivier Véran ce mercredi, lors d'une conférence de presse.
Dans le détail, il s'agit des salariés, artisans-commerçants et agriculteurs arrivant à la retraite. Il faudra aussi atteindre 64 ans à l'horizon 2030, contre 62 aujourd'hui, à moins que vous ne faisiez partie des profils bénéficiant d'une exception.
Les retraités actuels "ayant eu une carrière complète au niveau du Smic" devraient aussi bénéficier de cette hausse, a indiqué la Première ministre, précisant que "près de deux millions de petites retraites" seraient ainsi augmentées. Une demande portée notamment par la droite, qui semble donc avoir été entendue par l'exécutif.
Le montant revalorisé de la pension s'élèvera à 1200 euros brut par mois en moyenne pour une carrière complète, mais dans le détail, "en fonction du revenu du conjoint, s'il y en a un, peut être affecté une CSG (Contribution sociale généralisée, ndlr), dont le taux varie de 0 à 4%", a expliqué Olivier Véran. "Retenez que cela représente en pratique entre 1170 net et un peu plus de 1200 euros net par mois", a-t-il résumé, une pension qui comprend les régimes de base et complémentaires.
Les cotisants n'ayant pas justifié d'une carrière complète ne devraient pas pouvoir toucher cette revalorisation. Mais selon Le Parisien, un rattrapage automatique s'appliquera au prorata du nombre de trimestres travaillés pour les retraités concernés. Interrogé sur Franceinfo ce mercredi, Olivier Véran n'a pas apporté de précisions et a seulement renvoyé vers "d'autres dispositifs, comme le minimum vieillesse, qui permettent à des personnes comme des indépendants, ceux qui ont des carrières très hachées, incomplètes, de partir avec un niveau que le président de la République avait déjà revalorisé à 1000 euros lors du mandat précédent".
En novembre dernier, le ministre du Travail Olivier Dussopt expliquait quant à lui dans les colonnes des Echos vouloir créer "un écart ...
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