La couche d'ozone va mieux : pourquoi c'est une TRÈS bonne nouvelle

LCI - 10/01
[VIDÉO] - Le fameux trou de la couche d’ozone est en train de se résorber. Une nouvelle encourageante due à l'adoption de mesures à l'échelle mondiale. On vous explique pourquoi il faut s'en réjouir à plus d'un titre.

Le fameux trou de la couche d’ozone est en train de se résorber.
Une nouvelle encourageante due à l'adoption de mesures à l'échelle mondiale.
On vous explique pourquoi il faut s'en réjouir à plus d'un titre.

Enfin une bonne nouvelle pour le climat ! La couche d'ozone, qui protège la Terre et ses habitants des rayons ultraviolets du Soleil, pourrait se reconstituer d’ici à quatre décennies, selon l'ONU. Une heureuse nouvelle, fruit de l’adoption de mesures concrètes et d’une prise de conscience à l’échelle mondiale. "L’élimination progressive de près de 99 % des substances interdites qui détruisent l’ozone a permis de préserver la couche d'ozone et contribué de façon notable à sa reconstitution dans la haute stratosphère et à une diminution de l’exposition humaine aux rayons ultraviolets (UV) nocifs du soleil", se félicitent les experts mandatés par les Nations Unies dans leur rapport publié lundi. On vous explique pourquoi c’est une bonne nouvelle à plus d’un titre. 

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Un message d’espoir

Aujourd’hui largement éclipsée par le changement climatique et ses enjeux considérables, cette "success-story" environnementale donne une note d’espoir face aux enjeux considérables qui nous attendent. Preuve - s’il en fallait - que lorsqu’on veut, on peut ! La protection de la couche d'ozone était en effet LE grand sujet écologique et environnemental de la fin du siècle dernier.

À l’origine du problème, là encore, une pollution humaine : les chlorofluorocarbures (ou CFC), émis par de nombreux réfrigérateurs et autres bombes à aérosol dans les années 1950. Dès 1974, études à l’appui, des scientifiques avaient alerté sur les effets dévastateurs de ces gaz industriels pour la couche d’ozone. Un peu plus de dix ans plus tard, une convention ratifiée par vingt-huit pays, sous l’égide de l’Onu, aura finalement permis de se saisir véritablement du problème.

Des milliards de cancers et de cataractes évités

On l’a tous appris à l’école, la couche d'ozone agit comme un bouclier naturel, en filtrant les rayons ultraviolets du Soleil. Or, ces derniers sont connus depuis de nombreuses années pour être à l’origine de nombreux de cancers cutanés, de type mélanome. Dans un rapport paru en 2020, l’Agence américaine pour la protection de l'environnement (Epa) estimait que la mise en œuvre intégrale du protocole de Montréal, qui a interdit l'usage des CFC, aurait des effets concrets sur la santé humaine. 

D'après les auteurs, pas moins de 443 millions de cas de cancer de la peau pourraient ainsi être évités d’ici à la fin du siècle rien qu’aux États-Unis. Pour rappel, le mélanome survient le plus fréquemment chez les personnes de plus de 40 ans au teint et à la couleur de cheveux clairs. Dans le même temps, quelque 63 millions de cataractes, toujours en raison de ces rayons ultraviolets, pourraient aussi potentiellement être évitées pour les seuls Etats-Unis.

Un "corridor" sans qui la faune et la flore brûleraient

"Sans cette barrière naturelle, pas de vie possible à la surface de la Terre, faune et flore brûleraient", rappelle auprès de TF1info Gilles Boeuf, biologiste et ancien président du Muséum d'histoire naturelle de Paris. "On sait aussi que les rayons UV ont pour effet de modifier l'ADN, ce qui entraîne des mutations et peut mettre en danger certaines espèces", poursuit ce spécialiste. 

Rappelons d’ailleurs que c’est une réduction de la couche d'ozone, il y a 360 millions d'années, qui a causé une extinction massive de la vie animale et végétale, avec la disparition de 75% des espèces vivantes de cette époque, comme le rapporte un article publié dans la revue Science Advances. 

0,5 degrés Celsius de réchauffement climatique en moins

C’est trop peu mais, disons-le, c'est...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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