Céline Verzeletti Secrétaire confédérale de la CGT
Plus de la moitié des 200 millions de migrant·es dans le monde vont d’un pays pauvre vers un pays un peu moins pauvre et 45 % d’entre eux seulement se dirigent vers un pays riche. Le fantasme du raz-de-marée cher à la droite et à l’extrême droite repose sur l’idée que la misère au sens économique du terme serait le moteur principal de la migration et que le flot serait appelé à enfler constamment ; d’où le spectre de l’invasion. Mais la réflexion et l’expérience montrent que c’est complètement faux.
La migration procède de foyers très localisés et circonscrits. De la même manière, ceux ne sont pas toujours les plus pauvres qui partent de leur pays. Une personne pauvre qui a des perspectives ne prendra...
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