La "fausse" trêve est finie. Le cessez-le-feu, décrété unilatéralement par Moscou, la veille, pour 36 heures, à l'occasion du Noël orthodoxe, a pris fin à minuit samedi 7 janvier, l'Ukraine accusant l'armée russe de ne pas l'avoir respecté. Ce à quoi la Russie a rétorqué que Kiev en a empêché l'application, la forçant à riposter. Le pouvoir ukrainien avait d'emblée rejeté l'annonce du Kremlin, à nouveau qualifiée de "fake" par le conseiller de la présidence Mykhaïlo Podoliak, selon qui il s'agissait d'une ruse pour gagner du temps. Washington, Paris, Londres, Berlin et l'UE ont, eux aussi, dénoncé l'"hypocrisie" de Moscou.
Volodymyr Zelensky dénonce "les mensonges" de Moscou. "Le monde a pu voir encore une fois aujourd'hui combien sont mensongers tous les mots prononcés jusqu'au plus haut niveau à Moscou", a fustigé le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans son allocution vidéo quotidienne, publiée au cours de la soirée. "Ils ont parlé d'un prétendu cessez-le-feu... mais la réalité est que les obus russes ont continué de frapper Bakhmout (dans l'est de l'Ukraine, ndlr) et les autres positions ukrainiennes", a-t-il ajouté, martelant que la seule solution possible était "l'expulsion des occupants russes des terres ukrainiennes".
Des hostilités durant la trêve. Selon le Parquet ukrainien, deux personnes ont été tuées et 13 blessées au cours de la journée de vendredi, à Bakhmout, l'épicentre des combats dans l'est de l'Ukraine. Selon les autorités locales, malgré des bombardements d'une intensité moindre par rapport aux jours précédents, les troupes russes ont aussi frappé la région de Kherson, plus au sud, tuant un secouriste et blessant sept autres personnes. Dans la région de Zaporijjia, selon l'administration locale, une mission de l'ONU distribuant de l'aide humanitaire à Orikhiv a été "prise sous le feu" de l'ennemi.
Une offensive russe redoutée. Avec l'arrivée de l'hiver, le front se trouve en grande partie gelé. L'Ukraine, qui a fait la promesse de reprendre tous ses territoires à la Russie, appréhende toutefois dans l'immédiat une nouvelle offensive russe.
"Pas d'impunité" pour les crimes de guerre en Ukraine. Londres va accueillir en mars une réunion des ministres de la Justice pour soutenir les travaux de la Cour pénale internationale (CPI). Celle-ci enquête sur les crimes de guerre et crimes contre l'humanité sur le sol ukrainien, dont sont accusées les forces russes dans la majorité des cas. Lors de cette table ronde, à laquelle assistera le procureur de la CPI, Karim Khan, selon le gouvernement britannique, les participants discuteront des moyens d'aider à rassembler et partager les éléments de preuve des atrocités, ainsi que d'assister les victimes. "Les forces russes doivent savoir qu'elles ne peuvent agir dans l'impunité et que nous soutiendrons l'Ukraine jusqu'à ce que justice soit rendue", a déclaré le vice-Premier ministre du Royaume-Uni et secrétaire d'État à la Justice Dominic Raab.
Vladimir Poutine seul à un office pour le Noël orthodoxe. Il a dérogé à ses habitudes. Alors que les années précédentes, il se déplaçait dans des provinces russes ou en périphérie de Moscou, le président russe a cette fois assisté à un service religieux un peu particulier pour le Noël orthodoxe. Le maître du Kremlin a suivi, seul, un...
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