Avec son pouvoir de résolution accru par rapport à celui de Hubble, le James-Webb repousse les limites de nos observations du monde des galaxies. Il vient de livrer des images montrant la présence de barres dans des galaxies spirales, tout comme dans le cas de notre Voie lactée, mais plus tôt que ne le prédisaient les modèles de la formation et de l'évolution des galaxies, qu'il faudra donc réviser.
Les astrophysiciens et les cosmologistes ne se contentent pas de cartographier le cosmos observable au-delà de la Voie lactée ni d’investiguer comme des botanistes la variété des objets célestes au-delà de notre Galaxie, ils veulent en comprendre le fonctionnement, l’origine et l’évolution. Cela n’est possible qu’avec des yeux théoriques et observationnels de plus en plus puissants.
Nous savons depuis plus d’un siècle que nous pouvons modéliser la Voie lactée et les galaxies comme des gaz auto-gravitant d’étoiles et pour cela nous pouvons mobiliser la mécanique céleste de Newton à Laplace et la théorie cinétique des gaz et des plasmas de Boltzmann à Landau. Peut-être faudra-t-il finalement mobiliser aussi la théorie Mond, qui suppose que les galaxies ne sont pas plongées dans un halo de particules encore inconnues dans les laboratoires terrestres, et bel et bien modifier les lois d...
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