À Thionville (Moselle), la pression n’est pas retombée. Depuis la mise en arrêt maladie de 55 infirmières et aides-soignantes sur un total de 59 aux urgences pour cause d’épuisement physique et psychique, le service tourne au ralenti. Et l’émotion reste vive. Au bord des larmes, Clarisse Mattel, secrétaire de la CGT du centre hospitalier régional (CHR), accuse le coup : « Je suis infirmière spécialisée en santé au travail mais je n’avais jamais vu un tel niveau de souffrance. Tous les jours des collègues craquaient. Sur chaque poste, quelqu’un pleurait. Cela faisait des mois que nous alertions la direction et que rien ne se passait. Avec 100 patients sur le plateau pour 12 box d’accueil, il était impossible de tenir. Le ministre de la Santé, François Braun, ancien chef des urgences du CHR Metz-Thionville, ...
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