Chaque semaine, outre la déferlante de nouveaux titres, les salles de cinéma françaises accueillent un nombre significatif de films dits «du patrimoine», qui attirent d'ailleurs assez souvent un public conséquent. Contrairement à l'obsédante et injuste rengaine décliniste, ce phénomène participe de la vitalité du cinéma aujourd'hui, et le fera plus encore demain.
Mais s'il est presque impossible de rendre compte semaine après semaine de l'actualité des nouveautés, il l'est plus encore de celle des reprises et autres rétrospectives. C'est dans ce paysage foisonnant jusqu'à l'embouteillage qu'il importe d'autant plus d'accorder une attention particulière à quatre films qui arrivent sur les grands écrans ce mercredi 4 janvier.
S'ils ont été réalisés entre 1969 et 1990, ce sont pourtant bien des «nouveaux films», au sens où ils n'ont jamais été distribués en France. Pas plus qu'aucun autre de leur réalisateur, le cinéaste indien Mani Kaul.
L'essentiel ici n'est évidemment pas leur caractère inédit, mais le fait que chacun d'eux est splendide, et qu'ils sont à la fois très différents entre eux et autant de traductions d'une même ambition pour le cinéma. Quatre voies pour une même quête des puissances poétiques de l'image et du ...
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