1- Sabyl Ghoussoub
Sabyl Ghoussoub. Photo Patrice Normand
Il se décrit comme un ancien cancre… et pourtant ! Écrivain et chroniqueur à L’Orient-Le Jour, Sabyl Ghoussoub a reçu le 24 novembre 2022 le prix Goncourt des lycéens, petit frère du Goncourt, pour son roman Beyrouth-sur-Seine.
Le livre de l’écrivain de 34 ans est sorti le 24 août aux éditions Stock. Il s’agit de son troisième ouvrage après Nez juif en 2018 et Beyrouth entre parenthèses en 2020. À travers les pages de Beyrouth-sur-Seine, Sabyl Ghoussoub propose une réflexion sur la famille et l’immigration en questionnant ses parents venus s’installer en 1975 à Paris, alors que la guerre allait ravager le Liban.
Son roman, qui faisait également partie des 15 sélectionnés pour le Goncourt, a été choisi au second tour du scrutin par 7 voix contre 4 pour Les liens artificiels de Nathan Devers. « J’ai écrit ce livre pour rendre hommage à mes parents, comme une sorte de revanche sur la guerre, sur les guerres, sur la vie trop souvent injuste », confiait-il à L’Orient-Le Jour. Résultat : un roman à la fois émouvant et drôle.
2- Mayyas
Le chorégraphe Nadim Cherfan entouré des danseuses de la troupe Mayyas, le 14 septembre 2022, aux États-Unis. Kevin Winter/AFP
14 septembre. Pasadena Civic Auditorium en Californie. Une pluie de confettis est lancée sur les Mayyas. Elles l’ont fait. Les danseuses libanaises ont remporté la saison 17 de l’émission « America’s Got Talent ». Durant des semaines, les Libanais ont suivi chacune des prestations époustouflantes des 36 artistes. Aux premières auditions de l’émission, la troupe ne s’est pas contentée de se qualifier mais a eu droit au « golden buzzer ». Très vite, la campagne de soutien aux Mayyas a pris une dimension nationale « Les Libanais y ont surtout vu une lueur d’espoir dans leur quotidien difficile. J’ai participé à l’émission en me fixant pour but de donner une place au Liban sur la scène mondiale de la danse, et nous avons réussi », confiait alo...
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