Marchés 2022, une année à oublier : Bourses en forte baisse et Waterloo pour les obligations et les BTP. Trois conseils pour 2023

MSN - 31/12
Après les déceptions de 2022, l'espoir des marchés est de réitérer la reprise de 2009 et de nombreux éléments la soutiennent. Mais méfiez-vous des cygnes noirs toujours cachés

Et qui a dit que bien commencé était à moitié fait ? Le 2 janvier dernier, premier jour de cotation de 2022, l'action Apple a dépassé le seuil des 3 000 milliards de dollars en valeur, au milieu des hourras des analystes prêts à parier sur les prochaines, des premières extraordinaires peut-être portées par de nouvelles aventures, comme le I self- projet de voiture de conduite que, hélas, Apple a remis dans le tiroir pour l'instant, vu le mauvais tournant. Oui, car malgré le contrecoup final, Apple a clôturé l'année avec une valorisation d'un peu plus de 2 000 milliards de dollars. Et ça ne s'est pas mieux passé pour les autres champions de l'économie numérique. Apple, Amazon, Alphabet, Microsoft, Meta et Tesla, tous ensemble ont laissé près de 6 000 milliards de dollars de valeur sur le marché, un chiffre qui correspond au naufrage de la moitié de l'épargne mondiale ou quelque chose de plus : celui qui a choisi le S&P 500, la liste La direction de Wall Street se retrouve un cinquième moins investie qu'il y a un an. Ceux qui ont misé sur la technologie Nasdaq ont perdu un tiers de leur investissement.

L'Europe mieux que les USA, Paris porté par le luxe

  • Ceux qui ont choisi Piazza Affari s'en sortent un peu mieux, s'en tirent avec une perte d'environ 13%, soit plus ou moins la même perte que le Dax allemand. Grâce au luxe, le mieux c'est Paris, en baisse d'à peine 9 % : la demande américaine a su se substituer à la Chine.
  • La Chine, grâce au bouclage imposé par la politique Covid zéro, termine 2022 avec une perte d'environ -23,30% (en euros), le pire résultat en rythme annuel depuis 2018.
  • Seuls l'Inde (+5% en euro) et le Brésil (+17%) clôturent l'année en territoire positif.

Bond et Bpt, pire qu'un Waterloo

Mais ceux qui ont évité les actions pour se diriger vers la « valeur refuge » des obligations découvriront, le plus souvent à la seule lecture du rapport annuel diffusé par le fonds d'investissement, qu'ils ont traversé la tempête la plus violente avec de lourdes pertes de les derniers siècles : il faut remonter au XVIIIe siècle, avant Napoléon, pour faire le b...
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