Aucun ministre n'a été autant mis au défi cette année que Robert Habeck. La façon dont on se souviendra de son année de crise dépend de trois questions.
Il y a deux façons de raconter l'année complètement folle de Robert Habeck.
Une version est la suivante : Habeck – sûr de lui dans ses efforts pour concilier affaires et protection du climat – a essayé et fait beaucoup, mais s'est laissé tellement submerger par la crise énergétique qu'il a perdu de vue ses objectifs. D'une part, il s'est incliné trop profondément devant les dirigeants du Qatar dans sa recherche de gaz, d'autre part, il a empêché une solution pragmatique à l'énergie nucléaire afin de protéger l'idéologie verte.
Ensuite, il a également perdu un temps précieux avec sa taxe sur le gaz bâclée, qui aurait rendu le gaz naturel coûteux encore plus cher pour les citoyens. Il n'est pas étonnant que sa cote de popularité initialement élevée ait chuté. Il ne se souciait pas de manière convaincante de l'économie ou de la protection du climat. Mon dieu Habeck !