Les centres de données se déplacent dans l'espace pour atténuer la consommation d'énergie et la pollution

Raúl Limón - El País - 26/12
L'augmentation exponentielle du calcul oblige à retirer de la Terre les complexes de traitement et de stockage
Recréation d'un centre de données en orbite terrestre.Thales Alenia Space

A grands problèmes, solutions extraordinaires. C'est ce que pense la Commission européenne face à l'augmentation exponentielle de l'informatique ; sa dépense énergétique, qui devrait atteindre 10 % de la consommation mondiale ; et la pollution qu'elle génère, « 4 % des gaz à effet de serre produits par l'activité humaine, soit un peu plus que l'industrie aérospatiale mondiale », selon la Faculté de technologie de l'Université du Québec (Canada). L'UE a sélectionné Thales Alenia Space (67% Thales et 33% Leonardo) pour étudier la faisabilité du programme ASCEND (European Space Cloud for Zero Emission Networks and Data Sovereignty). L'objectif, inscrit dans le programme de recherche Horizon Europe, est l'installation de centres de données en orbite.

"Les infrastructures numériques dans leur ensemble représentent une part substantielle de la consommation d'énergie dans le monde, avec une empreinte carbone considérable", déclare Sammy Zoghlami, vice-président de Nutanix. Selon leurs données, « rien qu'en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, les centres de données consomment plus de 90 térawattheures par an, avec un niveau d'émissions équivalent à celui généré par quelque 5,9 millions de véhicules (27 millions de tonnes de CO₂) ».

Certaines entreprises résolvent ce problème en se tournant vers des sources d'énergie sans carbon...
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