Netflix, Disney +, Amazon Prime, Canal +, Salto... Les plateformes de streaming se multiplient et face à la concurrence et l'inflation, certaines augmentent leurs tarifs. Pour les utilisateurs, il faut alors choisir ou se retrouver à payer une facture toujours plus élevée chaque mois. Face à ce constat, des start-up se sont lancées pour mettre en relation les utilisateurs entre eux et permettre de rentabiliser les comptes des abonnements qui ne sont pas utilisés, comme l'explique la vidéo du 20H de TF1 ci-dessus.
Pour ce faire, des personnes ayant souscrit à une offre de plateforme de vidéos à la demande (VOD) ouvrant le droit à plusieurs comptes peuvent proposer ceux qu'elles n'utilisent pas à d'autres, qui peuvent ainsi s'abonner à un prix moindre. Ce concept, d'abord né en Italie, en 2016, avec la plate-forme TogetherPrice, a désormais des promoteurs français. Plusieurs acteurs, proposant plus ou moins la même offre, se sont lancés, à l'instar de Spliiit en 2019, Sharesub en 2020 ou encore Sharit en 2021.
En pleine expansion, ces acteurs assurent que leur solution est un moyen légal et pérenne d'accéder à plus de contenus pour un même budget. "Quelque part, cette sous-location de compte, c'est un peu une manière de créer un tarif moins cher pour les fournisseurs de contenus", met en avant auprès de TF1info le cofondateur de Sharesub, Jean-Brice de Cazenove.
Se comparant souvent au dorénavant célèbre site de covoiturage Blablacar, qui met en relation les propriétaires de voiture vide à des personnes qui souhaitent effectuer des trajets, ces start-ups soulignent le bénéfice à la fois pour les plateformes de streaming comme pour les utilisateurs. "Nous, on se considère plus comme étant avec les plateformes", nous assure ainsi Maxime Ponsar, cofondateur de Sharit.
Selon les start-ups, les personnes qui adoptent ce modèle de partage ont moins tendance à résilier leur abonnement. Cela permet alors de fidéliser des utilisateurs, à l'heure où ceux-ci sont plutôt volatiles et où des plateformes comme Netflix enregistrent des pertes d'abonnés.
Leur solution éviterait également de se tourner vers le piratage, alors même que les plateformes sont confrontées à des fuites de mot de passe et font tout pour éviter que plusieurs utilisateurs puissent accéder à un même compte.
En contrepartie, les sites de mise en relation prennent un pourcentage de 4,5 à 5% sur le tarif de l'abonnement, auquel s'ajoute une commission d'au moins 25 centimes. Si cette solution n'est pas encore toujours très bien perçue par les grandes plateformes de VOD, les start-ups font valoir toute la légalité de leur démarche. "On est complètement propres par rapport à la loi et dans l'esprit, les plateformes disent à leur client qu'ils peuvent faire du co-abonnement, donc pourquoi nous interdire, nous, de proposer nos services pour le faciliter ?", souligne auprès de TF1info Guillaume Lochard, cofondateur de Spliiit, qui après la France, commence à s'implanter ailleurs en Europe.
Par ailleurs, l'abonnement en streaming agit sur ces sites comme un produit d'appel. Car au-delà de la VOD, le co-abo...
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