Après une série de revers militaires russes dans le nord-est et le sud de l'Ukraine, l'essentiel des combats se concentre désormais dans l'est du pays. En dépit des risques encourus, Volodymyr Zelensky s'y est rendu ce mardi, tandis que son homologue russe décoraient des soldats et des dirigeants séparatistes prorusses à l'intérieur des murs du Kremlin.
Zelensky à Bakhmout. Le président ukrainien s'est donc rendu ce mardi à Bakhmout (sud-est), point le plus chaud du front. Cette visite surprise, considérée comme la plus risquée de tous ses déplacements, apparaît comme un défi lancé à son homologue russe Vladimir Poutine qui, au même moment, remettait des décorations au Kremlin à des soldats et à des dirigeants séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine. Volodymyr Zelensky a rencontré des militaires et s'est entretenu avec eux : "Ici, dans le Donbass, vous protégez toute l'Ukraine. Ce n'est pas juste Bakhmout, c'est la forteresse Bakhmout", leur a-t-il lancé. Cette ville est ravagée depuis l'été en raison d'intenses combats avec les forces russes qui tentent de la prendre.
Situation militaire "extrêmement difficile". Vladimir Poutine est, pour sa part, apparu ce mardi à la télévision en train de remettre des décorations à l'intérieur des murs du Kremlin à Moscou, à des soldats et à des dirigeants séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine. "Notre pays a maintes fois fait face à des défis et défendu sa souveraineté. Aujourd'hui, la Russie est à nouveau confrontée au même défi", a-t-il déclaré. Il a par ailleurs admis que la situation était "extrêmement difficile" dans les quatre régions du sud et de l'est de l'Ukraine dont Moscou revendique l'annexion sans les avoir entièrement conquises.
Une attaque en provenance de la Biélorussie ? Un gradé de haut rang de l'armée ukrainienne, le général Serguiï Naïev, a affirmé voir une "augmentation du niveau de menace" d'une potentielle attaque russe à partir du Bélarus voisin, comme ce fut le cas lors des premiers jours du conflit. Vladimir Poutine s'y est rendu ce lundi au Bélarus afin de s'entretenir avec son allié, le président Alexandre Loukachenko. Le chef de la diplomatie ukrainienne a toutefois minimisé l'importance de cette rencontre.
Garanties de sécurité et livraisons d'armes par la France début 2023. La France va poursuivre ses livraisons d'armements début 2023, a annoncé Emmanuel Macron dans une interview à TF1 et LCI diffusée ce mardi. Depuis le début du conflit en février, la France a notamment fourni 18 canons Caesar de 155 mm d'une portée de 40 km, montés sur camion, des missiles antichar et anti-aérien ainsi que des véhicules de l'avant-blindé (VAB). Dans cette même interview, le président français a réitéré son souhait d'apporter des garanties de sécurité, autant à l'Ukraine qu'à la Russie, en cas de processus de paix.
610 millions d'euros débloqués par la Banque mondiale (BM). La Banque mondiale a annoncé accorder 610 millions de dollars supplémentaires à destination de l'Ukraine, afin de permettre au pays de "faire face aux besoin les plus urgents" en matière de santé. Ce soutien, sous la forme de deux prêts accordés pour la reconstruction et le développement (BIRD), est notamment garanti pour le Royaume-Uni à hauteur de 500 millions de dollars. Ce nouveau financement devrait permettre au gouvernement ukrainien de faire face à ses dépenses dans le domaine de la santé, de l'aide familiale ainsi que de verser les salaires des foncti...
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