Sortir d'Espagne pour se faire avorter : le parcours d'une interruption de grossesse au-delà de la semaine 22

MSN - 17/12
Traversez la frontière pour vous faire avorter. C'est ce qu'a fait Sandra il y a quelques mois pour interrompre sa grossesse à 32 semaines de gestation en raison de la malformation grave et incurable subie par le fœtus. L'avion a atterri à Bruxelles et le lendemain, elle et son petit ami ont franchi la porte du Centre Hospitalier Universitaire Brugmann, qui avait accepté son cas. En Espagne, il a été évalué par deux comités cliniques de deux communautés autonomes différentes :...

Traversez la frontière pour vous faire avorter. C'est ce qu'a fait Sandra il y a quelques mois pour interrompre sa grossesse à 32 semaines de gestation en raison de la malformation grave et incurable subie par le fœtus. L'avion a atterri à Bruxelles et le lendemain, elle et son petit ami ont franchi la porte du Centre Hospitalier Universitaire Brugmann, qui avait accepté son cas. En Espagne, il a été évalué par deux comités cliniques de deux communautés autonomes différentes : l'un lui a refusé l'avortement, l'autre l'a finalement accepté, mais à ce moment-là, il avait déjà les billets, l'hôtel et tout préparé dans la capitale belge. "On se sent un peu comme une criminelle", dit la femme, qui préfère utiliser un nom fictif.

La réforme de la loi sur l'avortement approuvée par le Congrès et en route vers le Sénat a mis l'accent sur le fonctionnement des commissions cliniques, qui sont chargées d'examiner et d'autoriser ou non les avortements au-delà de la 22e semaine, c'est possible dans ces cas aussi longtemps lorsqu'une anomalie fœtale "incompatible avec la vie" ou une maladie "extrêmement grave et incurable" est détectée, ce qui doit être confirmé par les commissions. Il y en a un pour chaque communauté et ils sont composés de deux gynécologues ou experts en diagnostic prénatal et d'un pédiatre.

C'est ainsi que la loi de 2010, approuvée par le gouvernement Zapatero, l'établit. Or, la norme promue par le ministère de l'Égalité qui la modifie a quitté le Conseil des ministres à l'époque sans mentionner ces comités, mais les groupes se sont mis d'accord par voie d'amendements sur deux questions actuellement non envisagées : que parmi ses membres il ne peut pas y avoir de professionnels objecteurs de conscience...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...