Alors que la mission InSight touche à sa fin, trois publications scientifiques reviennent sur le plus puissant séisme enregistré sur Mars.

Reconnue comme étant le Big One martien, la secousse sismique enregistrée le 4 mai dernier par le sismomètresismomètre de la NasaNasa a été nouvellement estimée à une magnitudemagnitude de moment 4,7, ce qui est au minimum 5 fois plus important que tous les séismes précédemment enregistrés sur la planète. Ce séismeséisme aurait ainsi libéré à lui seul autant d'énergie que celle cumulée de tous les autres séismes enregistrés jusqu'à présent.

Mars a été secouée pendant une dizaine d’heures

Comme décrit dans l'article ci-dessous, ce séisme intéresse particulièrement les scientifiques qui étudient l'intérieur de Mars car, pour la première fois, il s'agit d'un événement assez puissant pour générer des ondes de surface, en plus des ondes plus « classiques » (P et S). Ce type d'ondes, plus précisément connues sous le nom d'ondes de Love et de Rayleigh, voyage le long de la croûtecroûte mais également dans le manteaumanteau supérieur et fournit de précieuses informations sur l'architecture interne de la Planète rouge. Elles en ont d'ailleurs fait le tour plusieurs fois avant de s'atténuer. InSight possède ainsi un enregistrement sismique d'environ 10 heures pour ce séisme, alors que les précédents événements ne duraient pas plus d'une petite heure. De quoi donner du grain à moudre aux scientifiques.

Selfie d'InSight pris le 24 avril 2022. Les panneaux solaires sont désormais recouverts de poussière. © Nasa, JPL-Caltech

Mise en évidence d’une croûte stratifiée

La complexité du signal sismique a ainsi permis aux chercheurs de mieux caractériser la croûte martienne. Dans un article publié dans la revue Geophysical Research Letters, ils montrent notamment que les ondes dites de cisaillement présentent une anisotropie sismique. En d'autres termes, ces ondes, qui cisaillent le milieu qu'elles traversent, ne voyagent pas à la même vitesse dans toutes les directions à l’intérieur de la croûte (entre 10 et 25 km de profondeur). Leur vitesse horizontale est ainsi plus grande que leur vitesse verticale. Or, ce type de dépendance de la vitesse en fonction de la direction de propagation montre que la croûte ne se déforme pas de manière homogène dans toutes les directions, ce qui permet de faire des hypothèses sur sa nature e...
[Courte citation de 8% de l'article original]