Chef trois étoiles depuis 2002, l'enfant de Bourgoin-Jallieu au sud de Lyon a débuté sa vie de cuisinier comme arpète chez les Troisgros à Roanne. C'est là, dans les cuisines nickel et les salles à manger lumineuses du «plus fameux restaurant du monde» –dixit le duo Gault & Millau– que Guy Savoy reçoit le feu sacré et découvre le goût de la bonne chère mitonnée midi et soir par les deux frères roannais.
En quelques mois, il devient un chef à suivre de près: la cuisine, c'est une histoire de transmission réussie.
Portrait de Guy Savoy. | Laurence Mouton
L'œil vif, habile de ses mains, bon observateur de la gestuelle, des réflexes créatifs des Troisgros, Guy Savoy va révéler des dons rares d'apprenti en cuisine doué et méticuleux, si bien qu'il pourra gravir en un quart de siècle tous les échelons de la profession de chef jusqu'à la troisième étoile si convoitée, inespérée à ses débuts.
Il devient alors chef chez lui à Paris rue Troyon (75017), dans un modeste restaurant embelli par des tableaux figuratifs ou non du collectionneur cultivé qu'il sera toute sa vie.
Le provincial Guy Savoy est le type même du maître queux d'aujourd'hui qui a grandi grâce au métier de la poêle et des goûts justes, reconnu, célébré par le guide Michelin –le juge suprême craint et redouté.
Il accueille chez lui la plus belle clientèle de Paris et du monde, celle qui fréquente La Tour d'Argent, Maxim's, le Plaza Athénée, le Ritz, Pierre Gagnaire et le George V.
Voilà la magnifique saga d'un chef rarement absen...
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