À la veille de ce 291e jour de conflit en Ukraine, la journée du samedi 10 décembre a été marquée par le discours des lauréats ukrainien, russe et bélarusse du prix Nobel de la Paix. En recevant leur prestigieuse récompense à Oslo, ils ont appelé à ne pas baisser les armes contre la guerre "folle et criminelle" que Vladimir Poutine a lancée en Ukraine.
"La paix pour un pays attaqué ne peut être atteinte en déposant les armes. Ce ne serait pas la paix, mais l'occupation", a déclaré la lauréate ukrainienne Oleksandra Matviïtchouk, cheffe du Centre ukrainien pour les libertés civiles.
Issus des trois principaux États impliqués dans le conflit, le Centre ukrainien pour les libertés civiles (CCL), l'ONG russe Memorial et le militant bélarusse emprisonné Ales Beliatski, ont été couronnés pour leur engagement en faveur "des droits humains, de la démocratie et de la coexistence pacifique" face aux forces autoritaires.
Selon la CCL, en neuf mois d'invasion russe, près "plus de 27.000 épisodes" de crimes de guerre ont été recensés. "La guerre transforme les gens en nombres. Nous devons redonner un nom à toutes les victimes de crimes de guerre", a souligné Oleksandra Matviïtchouk.
Odessa sans électricité. Environ 1,5 million d'habitants d'Odessa et de sa région dans le sud de l'Ukraine, étaient privés d'électricité samedi soir, selon Volodymyr Zelensky. En cause : des frappes russes menées à l'aide de drones kamikazes iraniens, d'après le président ukrainien. Les autorités ukrainiennes ont toutefois précisé que les infrastructures essentielles, notamment les hôpitaux et les maternités, avaient accès au courant.
À Kherson, la chasse aux anciens "collaborateurs" des Russes à Kherson. Dans la ville libérée le 11 novembre par l'armée ukrainienne, les policiers cherchent à démasquer les anciens alliés des forces russes sur place. Des contrôles de papiers d'identité ont lieu dans la ville et dans ses alentours. Les autorités craignent toujours la présence de personnes qui auraient collaboré, voire collaborent toujours, avec les Russes, et cherchent à les identifier au plus vite.
Soutien de Viktor Bout pour que la guerre se poursuive. Le marchand d'armes russe Viktor Bout, libéré lors d'un échange avec Washington contre la basketteuse américaine Brittney Griner, a apporté samedi son soutien au président russe et à l'offensive en Ukraine. Dans une interview au média russe RT, il a confirmé avoir "toujours" eu un portrait de Vladimir Poutine dans sa cellule pendant son emprisonnement aux États-Unis, où il avait été condamné à 25 ans de prison après avoir été arrêté en 2008 en Thaïlande. "Si j'en avais la possibilité et les compétences nécessaires, je me porterais volontaire (pour combattre en Ukraine)", a-t-il ajouté.
Poursuite des combats autour de Bakhmout. Dans le sud-est de l'Ukraine, les combats continuent autour de cette ville. Si les gains russes sont minces, les combats n'en sont pas moins violents. Selon les sources militaires de notre envoyée spéciale en Ukraine, Solène Riou, 50 à 100 personnes meurent chaque jour. Mais l'acharnement des troupes russes reste intact : après avoir essuyé plusieurs revers militaires ces derniers mois, reconquérir cette ville du sud-est est hautement symbolique pour la Russie.
Frappes de missiles sur Melitopol. Selon différentes sources ukrainiennes et russes, cette ville du sud de l'Ukraine aurait été la cible d'attaque de missiles ce samedi. Selon l'agence Reuters, les force...
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