"Aujourd'hui, nous ne devons plus payer pour travailler": depuis le déploiement massif de militaires et policiers à Soyapango, dans le cadre de la lutte contre les bandes criminelles, les commerçants de cette ville des faubourgs populaires de San Salvador se réjouissent de ne plus être soumis aux rançons des gangs.
"Dans chaque quartier où on allait, les gangs exigeaient de nous un loyer pour pouvoir vendre", raconte à l'AFP Joel Ascencio, un habitant du quartier San José, où le gang Mara Salvatrucha, l'un des plus violents du pays, est implanté.
"C'était dur parce que nous ne voyions pas les bénéfices" de notre travail, poursuit l'homme qui tient, avec sa femme Marta, un petit commerce ambulant de fruits et légumes dans le centre de cette ville de 242.000 habitants.
"Aujourd'hui, c'est différent. Sans les +mareros+ (les membres des Maras, les gangs armés, ndlr), nous ne sommes plus rançonnés", se réjouit le quadragénaire, qui dit avoir perdu son emploi dans une banque, ...
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