L’explorateur de l’avenir est insatiable. Non content de ses fusées réutilisables, de ses voitures électriques et de ses trains magnétiques propulsés sous tube, Elon Musk s’attaque aussi au domaine des robots et de l’intelligence artificielle. Fondées respectivement en 2015 et 2016, les sociétés OpenAI et Neuralink sont les deux piliers de ce nouvel axe de recherche technologique. Quand OpenAI se présente comme un concepteur de textes à partir d’un ordinateur, Neuralink travaille sur les implants cérébraux. Elon Musk entend ainsi pénétrer les esprits, et pas seulement au sens figuré. Quoi qu’il en soit, une fois n’est pas coutume, Elon Musk avance ici à pas feutrés vers le futur. Circonspect pour ne pas dire inquiet devant le développement de l’intelligence artificielle, le créateur de SpaceX craint qu’à long terme la créature n’échappe à son créateur, voire le domine. En d’autres termes, Elon Musk parle d’une véritable menace pour l’humanité, à croire que le film Terminator cessera bientôt d’être une fiction…
Neuralink, ou la naissance de l’homme-machine?
2016. Treize ans après avoir lancé SpaceX, la société de la reconquête de l’espace, Elon cède à une autre lubie: celle de l’intelligence artificielle. Œuvrant au développement d’une interface cerveau-machine, les savants de Neuralink introduiront bientôt des puces électroniques de la taille d’une pièce de monnaie dans le cerveau d’un être humain pour le connecter à un ordinateur. Mesurer en temps réel l’activité de nos neurones? Tout un programme. L’opération chirurgicale s’effectuera à l’aide d’un robot ultrasophistiqué, une sorte de machine à coudre d’une précision extrême, spécialement conçue pour installer les différents composants électroniques dans vo...
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