Depuis le début de la guerre, les alliés occidentaux de l'Ukraine tentent, par des sanctions économiques, de limiter les revenus de Moscou, qui lui permettent d'alimenter son offensive. S'y ajoute désormais le plafonnement du prix du pétrole russe à 60 dollars, décrété vendredi par l'Union Européenne, le G7 et l'Australie, une décision que le Kremlin "n'acceptera pas", et que Kiev estime au contraire insuffisante. En parallèle, le président français Emmanuel Macron souhaite renouer le dialogue avec Vladimir Poutine au sujet de la sûreté nucléaire. Sur le terrain, les autorités ukrainiennes ont appelé la population à "tenir" face aux coupures de courant provoquées par des frappes russes, tandis qu'au niveau militaire, d'âpres combats se poursuivent dans les régions de Kherson et de Bakhmout. Retour sur les faits marquants de ce 284e jour de guerre.
Le Kremlin refuse de plafonner le prix de son pétrole. Moscou a réagi samedi au plafonnement du prix de baril de son pétrole à 60 dollars, un accord scellé par les pays de l'UE, du G7 et de l'Australie, qui devrait prendre effet dès lundi. La présidence russe a fait savoir par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov qu'elle "n'acceptera pas" la mesure. Il a toutefois affirmé que la Russie s'était "préparée" en amont "pour un tel plafond", sans donner plus de détails.
Kiev insatisfaite du seuil de plafonnement. Quant à l'Ukraine, elle a d'abord salué cette décision, prédisant la "destruction" de l'économie russe, d'après les propos du chef de cabinet de sa présidence, Andriï Iermak. Avant de regretter que le prix plafond ne soir pas abaissé "à 30 dollars pour la détruire plus rapidement". Des critiques reprises par le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky. "Ce n’est pas une décision sérieuse de fixer une telle limite pour les prix russes, ce qui est tout à fait confortable pour le budget de l’État terroriste", a-t-il fustigé. Le cours du baril de pétrole russe (brut de l'Oural) évolue actuellement autour de 65 dollars, soit à peine plus que le plafond adopté, qui aurait donc un impact limité à court terme.
Emmanuel Macron prêt au dialogue avec Moscou sur le nucléaire. Dans un entretien exclusif pour TF1/LCI, le président français a indiqué qu'il allait échanger à nouveau avec Vladimir Poutine, mais après s'être entretenu avec Rafael Grossi, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). "Je reparlerai au président Poutine après avoir eu le directeur général de l'agence, en particulier sur le sujet du nucléaire civil", a-t-il annoncé. Son dernier entretien officiel avec le dirigeant russe remonte au 11 septembre.
Kiev appelle son peuple à "tenir". Les autorités ukrainiennes ont appelé samedi la population à faire face aux coupures de courant qui rythment désormais sa vie quotidienne à la suite de frappes russes ces dernières semaines qui ont largement endommagé le réseau électrique national. Sur Telegram, le gouverneur de la région de Mykolaïv, dans le sud du pays, Vitaliï Kim, a décrit une "consommation en hausse" d'électricité, ce qui selon lui doit nécessiter des interruptions plus longues de façon à soulager le réseau électrique régional. "Il faut tenir", a-t-il lancé aux habitants de sa région.
Les troupes ukrainiennes à la peine dans l'est et le sud. Sur le terrain militaire, les combats sont "durs" dans l'est du pays car "les Russes ont eu le temps de se préparer" aux att...
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