«C'était comme fermé, interdit d'accès; mon corps tout entier luttait, se refusait à l'autre, mais aussi à moi-même.» Le vaginisme de Natacha s'est déclenché en 2018. D'abord douloureux, les rapports sexuels avec son petit ami de l'époque ont fini par devenir insupportables. «Le moindre contact un peu poussé me faisait ressentir une douleur lancinante, presque comme une brûlure. Toute pénétration, seule ou avec lui, était devenue impossible.»
Après plusieurs mois d'angoisse et de questionnements, Natacha a finalement été diagnostiquée d'un vaginisme «secondaire», une peur panique de la pénétration. Contrairement au vaginisme dit «primaire», celui-ci peut se déclencher après une période sexuellement active. Sur le plan physique, cela se traduit par une contraction involontaire des muscles du plancher pelvien (muscles qui entourent l'urètre, le vagin et l'anus), rendant la pénétration impossible ou douloureuse.
«Pour les femmes qui souffrent de vaginisme, c'est une situation très difficile à vivre, expose Aurore Malet-Karas, docteure en neurosciences et sexologue. Elles ont tendance à se sentir incomplètes, incapables de satisfaire et de donner du plaisir à leur partenaire, qui peut être frustré par la situation.»
Ce sentiment de lassitude est d'ai...
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