L'information fait resurgir le spectre d'une implication de l'Otan dans le conflit. Une explosion est survenue mardi en Pologne, tout près de la frontière ukrainienne, tuant deux personnes, selon les autorités. Le ministère des Affaires étrangères polonais a confirmé par la suite qu'un "projectile de fabrication russe" avait atteint son territoire, un incident inédit depuis le début de la guerre en Ukraine.
Moscou a rapidement démenti toute implication, qualifiant les informations de "provocation". Du côté de l'Otan, on jouait la prudence, son chef soulignant "l'importance que tous les faits soient établis". Varsovie a de son côté relevé son niveau d'alerte militaire et demandé l'application de l'article 4 de l'Alliance, qui prévoit une concertation entre ses membres.
DES BOMBARDEMENTS "BARBARES"
Le président américain Joe Biden a dénoncé mercredi les bombardements "barbares" de civils par la Russie en Ukraine, sur fond de montée de tensions après un tir de missile en Pologne.
"Ils dépassent vraiment les bornes", a déclaré Joe Biden au début d'une rencontre avec le Premier ministre britannique Rishi Sunak en marge du sommet du G20 sur l'île indonésienne de Bali.
LA FRANCE APPELLE A LA PRUDENCE
La France appelle à "la plus grande prudence" sur l'origine du missile tombé en Pologne, "beaucoup de pays" de la région disposant du même type d'armement, a déclaré mercredi l'Elysée, qui met en garde contre "les risques d’escalade importants"
"Il est logique qu’on aborde la question avec la plus grande prudence (..) Beaucoup de pays disposent du même type d’armements et donc identifier le type de missile n’est pas forcément identifier l’acteur qui l’a mis en œuvre", a souligné la présidence française.
UN MISSILE RUSSE IMPROBABLE SELO JOE BIDEN
Le président américain Joe Biden a jugé mercredi "improbable" que le missile qui a frappé la Pologne ait été lancé depuis la Russie, assurant que Washington et ses alliés comptaient déterminer "exactement" ce qu'il s'était passé avant de décider d'une réaction.
EVITER L'ESCALADE
Il est "absolument essentiel d'éviter l'escalade de la guerre en Ukraine", a exhorté mardi soir le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, se disant "très préoccupé" par les informations faisant état de l'explosion en Pologne d'un missile de fabrication russe.
Dans un court communiqué transmis par son porte-parole, M. Guterres a appelé de ses voeux une "enquête approfondie" sur ce tir, qui a fait deux morts et qui pourrait marquer une escalade majeure du conflit en Ukraine avec l'implication d'un membre de l'Otan.
REUNION D'URGENCE DES DIRIGEANTS DU G7
Les dirigeants des grandes puissances du G7 se sont retrouvés dans la nuit de mardi 15 à mercredi 16 pour une réunion d'urgence en Indonésie après la chute d'un missile en Pologne, selon l'AFP.
Les chefs d'Etat ou de gouvernement des Etats-Unis, de la France, de l'Allemagne, du Royaume-Uni, de l'Italie, du Canada, du Japon se sont retrouvés peu avant 01H00 GMT en marge du sommet du G20 à Bali, en présence des dirigeants espagnol, néerlandais et de l'Union européenne. Ils ne se sont pas exprimés devant la presse présente pour le début de la rencontre, qui a continué à huis-clos.
"PAS DE PREUVE UNIVOQUE" DE MISSILE RUSSE EN POLOGNE
Vers minuit ce mercredi 16 novembre, le ministère des Affaires étrangères polonais a confirmé qu'un "projectile de fabrication russe" a atteint son territoire tout près de la frontière ukrainienne, faisant deux morts.
"En ce moment, nous n'avons aucune preuve univoque sur qui a lancé ce missile. Une enquête est en cours", a néanmoins déclaré le Président polonais aux journalistes à Varsovie.
Le doute plane toujours au sein de la communauté internationale sur la nature de ce projectile, et l'éventue...
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