"Mon pire cauchemar" : l’épouse du gouverneur de Californie raconte son viol par Harvey Weinstein

LCI - 15/11
[VIDÉO] - Jennifer Siebel Newsom a témoigné lundi lors du procès du célèbre producteur de cinéma. Elle affirme qu’il l’a violée en 2005, lors d’un rendez-vous dans un palace de Los Angeles. Une scène qu’elle a racontée avec des détails sordides, en présence de l’accusé.

Jennifer Siebel Newsom a témoigné lundi lors du procès du célèbre producteur de cinéma.
Elle affirme qu’il l’a violée en 2005, lors d’un rendez-vous dans un palace de Los Angeles.
Une scène qu’elle a racontée avec des détails sordides, en présence de l’accusé.

Son témoignage était l’un des plus attendus depuis l’ouverture du procès d'Harvey Weinstein à Los Angeles, le deuxième après celui qui l'a vu être condamné à 23 ans de prison, au printemps 2021 à New York. Jennifer Siebel Newsom, 48 ans, l’épouse de l’actuel gouverneur de Californie Gavin Newsom, l'un des grands espoirs du parti démocrate est venue raconter le viol dont elle accuse l’ancien producteur de cinéma.  

En raison de son statut de "Première Dame" de l’Etat, Jennifer Siebel Newsom a fait son entrée dans la salle d’audience encadrée de plusieurs officiers de sécurité gouvenrmentaux. Une fois à la barre, elle a fondu en larmes lorsque la procureure Marlene Martinez lui a demandé d’identifier Harvey Weinstein. "Il porte un costume et une cravate bleue et il me fixe du regard", a-t-elle répondu, rapporte Variety.

Il a foncé vers moi et les gens se sont écartés. Il voulait savoir qui j’étais, pourquoi j’étais là. J’étais intimidée et charmée à la fois

Jennifer Siebel Newsom

Sa première rencontre avec l’ex-patron de Miramax a lieu au Festival de Toronto, en septembre 2005. À l’époque, elle est une jeune actrice et productrice, sans véritables connexions dans le métier. "Il était bien plus puissant que moi. C’était un faiseur de rois. Il était au sommet de l’industrie." C’est Harvey Weinstein lui-même qui va se présenter à elle, dans un hôtel où sont réunis des professionnels du cinéma. 

"Il a foncé vers moi et les gens se sont écartés. Il voulait savoir qui j’étais, pourquoi j’étais là. J’étais intimidée et charmée à la fois", a-t-elle avoué. Après un tête-à-tête au bar, où il semblait "vraiment intéressé par mon travail", Jennifer Newsom explique que le producteur lui a proposé un rendez-vous à Los Angeles. Il aura lieu dans sa suite à l’hôtel Peninsula, un prestigieux palace.

Parti se "mettre à l'aise", il revient en peignoir

Très vite, elle s’interroge sur les intentions de son hôte. "C’était bizarre, ça ressemblait à un rendez-vous galant", s'est-elle remémorée. Bien que "nerveuse" et "mal à l’aise", elle n’a pas quitté les lieux. Ce que n'a manqué de lui faire remarquer la procureure. "Parce qu’on ne dit pas non à Harvey Weinstein", s’est-elle défendue. "Parce qu’il pouvait faire ou défaire votre carrière."

Jennifer Siebel Newsom a ensuite décrit ensuite un scénario qui rappelle le récit d’autres femmes qui ont dénoncé le producteur. Après avoir une brève discussion où elle comprend qu’il n’a pas l’intention de parler boulot, Harvey Weinstein annonce qu’il va se "mettre à l’aise". Quelques instants après, il l’appelle à l’autre bout de la suite. "Est-ce que tu peux venir m’aider ?", demande-t-il à son invitée qui s’approche et le découvre… en peignoir.

Il a essayé de me dire que ça marchait comme ça dans ce métier. D’une certaine manière, je me sentais piégée

Jennifer Siebel Newsom

Le magnat hollywoodien tente alors d’attraper par la poitrine, tout en se masturbant. Elle s’écarte, il lui court après à travers la suite. Pour la convaincre de satisfaire ses pulsions, il "mentionne les noms de plusieurs actrices" avec laquelle il a eu des rapports sexuels et qui ont bénéficié de son soutien. "Il a essayé de me dire que ça marchait comme ça dans ce métier. D’une certaine manière, je me sentais piégée".

Harvey Weinstein l’aurait ensuite "traîné" jusqu’à la chambre où la jeune femme a décrit une scène qui continue de la hanter aujourd’hui. "Il me touche les seins, il se caresse. Je tremble, je suis frigide. Je suis une pierre. C’est mon pire cauchemar. Je suis comme une poupée inerte. Il met ses doigts à l’intérieur de mon sexe, je sers les jambes mais il continue alors qu'il sait que je n'ai pas donné mon consentement”.

Elle simule un orgasme puis s'enfuit

Comme d’autres témoins au procès, elle affirme avoir été horrifiée en découv...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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