Antoine Spire : « Les écrivains iraniens ont besoin de nous »

Baudouin Eschapasse - LePoint - 15/11
ENTRETIEN. Le président du Pen Club français appelle à la solidarité avec les écrivains persécutés dans le monde entier… à commencer par l’Iran.

Élu en octobre 2020 à la présidence du Pen Club français, l'écrivain, éditeur et journaliste Antoine Spire multiplie depuis deux ans les actions en faveur des intellectuels pourchassés dans les régimes autoritaires. Après l'Afghanistan et l'Ukraine, ses regards se tournent aujourd'hui vers l'Iran, où des dizaines d'écrivains, de journalistes et d'universitaires sont menacés par le régime des mollahs pour avoir soutenu le combat des femmes contre le voile. Entretien.

Le Point : Le 15 novembre, journée traditionnellement dédiée aux auteurs persécutés, vous organisez un événement appelant à la solidarité avec les écrivains persécutés de trois pays : l'Ukraine, l'Iran et l'Afghanistan. Quelles actions conduisez-vous dans chacun de ces territoires où de nombreux auteurs sont empêchés d'écrire ?

Antoine Spire est le 17e président du Pen Club français depuis la création de l'association, en 1921. © DR
Antoine Spire : Elles sont nombreuses. Depuis sa fondation, en 1921, le Pen Club vient en aide aux écrivains menacés pour avoir exprimé une opinion qui déplaît au pouvoir en place. Notre association défend les individus qui font valoir leur liberté d'expression. Nous aidons les auteurs, éditeurs, traducteurs et journalistes dans tous les pays où il est dangereux d'écrire ou de publier… Et il y a malheureusement fort à faire en la matière. Depuis quelques mois, nous multiplions ainsi les actions pour mettre à l'abri les intellectuels menacés par la guerre en Ukraine ou par les régimes théocratiques...
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