Le 16 novembre, si tout va bien, le véhicule Orion et son module de service seront lancés pour une mission vers la Lune. Construit par Airbus, ce module de service est un élément clé d’Orion. Sa réalisation a nécessité des choix technologiques audacieux et inédits que cette première mission permettra de tester en conditions réelles. Les explications d’Antoine Alouani, ingénieur système de propulsion d'Orion chez Airbus.

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Ce premier vol d'Artemis est un vol de test sans équipage qui va servir à qualifier le lanceurlanceur Space Launch System (SLS) et le véhicule Orion avec, donc, plusieurs objectifs. Sans surprise, la NasaNasa voudra s'assurer du bon dimensionnement du bouclier thermique de la capsule qui sera l'unique protection des astronautesastronautes lors de leur retour sur Terre. Les fréquents allers-retours entre la Terre et la Station spatialeStation spatiale ne sont pas comparables avec un retour sur Terre d'une mission lunaire, la vitessevitesse de rentrée dans l'atmosphèreatmosphère d'une mission de retour de la LuneLune étant bien supérieure à une mission de retour d'orbiteorbite, onze kilomètres par seconde contre « seulement » sept kilomètres par seconde.

Le comportement en vol du module de service du véhicule Orion, fourni par l'Agence spatiale européenne et sous maîtrise d'œuvre d'Airbus, sera également très surveillé. La Nasa et l'Agence spatiale européenne (ESA) souhaitent le pousser dans ses retranchements et le tester à l'intérieur de son enveloppe de vol, de façon à voir dans quelles conditions et comment il peut fonctionner dans des configurations variées. Le système de propulsion de l'European service module (ESM) sera donc au cœur des tests que la Nasa espère réaliser, et particulièrement scruté.

Le module de service d’Orion à différents moments de sa construction. Ce module se présente sous la forme d'un cylindre d'environ quatre mètres de haut et de large. © Airbus, Thales Alenia Space

Comme le précise Philippe Deloo, chargé du projet...
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